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«Payez votre terrain et ça va bien aller»

TVA Nouvelles

Les maires de dix grandes villes du Québec refusent catégoriquement de devoir céder gratuitement des terrains pour construire des écoles. 

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«On n’en a plus de terrains, les Villes. C’est facile pour le gouvernement de dire "Donnez-nous des terrains", mais on n’en a plus. Ce que le projet de loi dit, c’est qu’on va les acheter au privé et leur donner», affirme le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. 

Selon lui, les villes comme Montréal et Longueuil pourraient devoir payer des dizaines, voire des centaines de millions de dollars pour acquérir des terrains pour de futures écoles.   

«Ce sont des fonds qui devraient être payés par le provincial et dire aux Villes, vous allez les taxer», ajoute le maire.  

Le gouvernement dit que c’était déjà dans la loi depuis 1995. Toutefois, c’est la notion d’obligation qui dérange les municipalités.  

«Les Villes pouvaient, ce qui change c’est qu’on va devoir donner un terrain. Le promoteur ou la commission scolaire attend, au bout de deux ans, la Ville est obligée de payer», martèle-t-il. 

M. Pedneaud-Jobin dit que la Ville s’impliquait dans le projet lorsqu’elle y voyait un avantage. Elle négociait alors avec le gouvernement, par exemple un accès au gymnase. «On faisait des combines comme ça», dit-il. 

Selon lui, la solution est simple. «Faites comme tous les ministères, payez votre terrain et ça va bien aller», lance-t-il. 

Dans les dernières années, la Ville de Gatineau s’est retrouvée dans une situation problématique. La Ville aurait voulu donner un terrain pour construire une école qui se trouvait en fait être un marécage.  

Le maire s’est défendu en disant que c’est la commission scolaire qui avait proposé ce terrain.  

«C’est prendre un cas où je pourrais en débattre minute par minute de tout ce qu’on a fait pour trouver des solutions», a-t-il répliqué. 

Pour les municipalités la solution est claire. «La première solution, c’est qu’ils paient le terrain comme tous les autres ministères. On n’a pas une fiscalité pour payer pour ce que Québec devrait payer. La deuxième, c’est que le cadre légal doit être simplifié, il y a une partie du projet de loi qui améliore les choses.»

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