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Un enfant de 3 ans expulsé de son CPE

TVA Nouvelles

Les parents d'un enfant qui s'est fait expulser de sa garderie en ont gros sur le cœur et ne comprennent pas les raisons qui ont mené à cette décision. De son côté, le CPE assure que la procédure a bien été suivie.  

Zack a 3 ans et demi. Il est un enfant à besoins particuliers. Il peut être turbulent et doit composer avec un trouble du langage. Ses parents sont bien conscients de ses défis.   

«On le sait que des fois ça ne fonctionne pas toujours bien. Il a besoin d'un cadre plus strict», explique sa mère, Karianne Gilbert.    

La semaine dernière, elle est son conjoint ont appris que Zack était expulsé du CPE qu'il fréquente depuis qu'il a 2 ans.   

Dans une lettre, la direction fait notamment état de ses crises de colère, des gestes de violence, de son opposition systématique qui monopolise 80% du temps de travail de son éducatrice.   

ÉCOUTEZ l'entrevue de Karianne Gilbert, sur QUB radio:

Ses parents estiment que le CPE La petite école de Beauport n'a pas tout tenté pour aider leur enfant.    

«L'enfant ne cadre pas donc on le met dehors. Elle ne m’a jamais présenté de plan d’intervention», dit-elle.  

«Si j’avais l'impression qu’ils ont tout fait pour mon gars sur une bonne période de temps, je ne serais pas devant vous», ajoute Mme Gilbert.  

La direction du CPE ne peut pas commenter le cas spécifique d'un enfant. On assure toutefois que les procédures et la loi élaborée par le Ministère de la famille ont été respectées à la lettre.   

Dans toute cette histoire, Kevin Fortin s'est senti jugé dans ses compétences parentales.  

Le couple a trouvé une garderie de dépannage, le temps de dénicher un autre établissement qui répondra aux besoins de leur fils.   

À la clinique privée Les têtes fortes, les spécialistes aident des centaines d'enfants à besoins particuliers. Les défis sont grands tant pour les parents que pour le personnel éducatif.  

«Il y a un enfant qui essaie de passer un message, la seule façon qu’il a de s’exprimer c’est en faisant des crises. C’est aux adultes de trouver des solutions», explique Véronique Gauthier, éducatrice.