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La mère de l'enfant expulsé du CPE aurait voulu qu'on explore plus de pistes

TVA Nouvelles

La mère du garçon de 3 ans et demi qui a été expulsé de son CPE déplore que toutes les pistes de solution n’aient pas été explorées.  

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Karianne Gilbert est consciente que Zack, 3 ans et demi, peut représenter un défi. «Il a été diagnostiqué avec un trouble de retard de langage modéré à sévère. Il a un peu de misère à se faire comprendre par ses pairs et ses éducatrices», dit-elle. 

C’est justement lorsque vient le temps de communiquer que surviennent la plupart des problèmes.  

«Quand il a de la misère à se faire comprendre, ça crée des frustrations, quand il y a des comportements négatifs, il attire l’attention. Ça fait un cercle vicieux», ajoute Mme Gilbert. 

Zack allait au CPE La petite école de Beauport depuis qu’il avait l’âge de 2 ans. Il s’est écoulé du temps avant qu’on évoque ses problèmes. 

«Dans la première année, on disait qu’il était un peu plus difficile à gérer que la moyenne. C’est plus depuis le 28 octobre qu’on m’a rencontrée, que c’était très critique», explique la mère. 

Elle dit que le CPE lui a remis une liste de «tous ses points négatifs qu’il faisait au CPE». Toutefois, aucun plan d’intervention n’aurait été proposé. Pire encore, le CPE aurait refusé l’aide d’autres intervenants.  

«Une coach familiale a offert d’aller dans le CPE pour voir c’était quoi le problème, pour voir si elle ne pouvait pas trouver des pistes de solution et ça m’a été refusé. Ils disaient qu’ils n’en avaient pas besoin, même chose du côté de l’orthophoniste», assure Mme Gilbert. 

Les parents de Zack lui ont trouvé une garderie de dépannage après son expulsion. L’éducatrice a dit ne pas avoir de problème avec lui.  

Même si elle n’a pas eu une bonne expérience avec son CPE, elle ne blâme pas tous les CPE. 

«J’ai eu des appels depuis, on en a même visité un et leur plan d’intervention, on voit qu’ils essaient d’aider l’enfant», précise-t-elle. 

Rappelons que la direction du CPE n’a pas voulu commenter le cas spécifique d'un enfant. On assure toutefois que les procédures et la loi élaborée par le ministère de la Famille ont été respectées à la lettre.