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Me Goldwater suspend l'euthanasie d'un chien

Yves Poirier | TVA Nouvelles

L’avocate montréalaise Anne-France Goldwater a réussi vendredi matin à faire suspendre l’euthanasie d’un chien considéré comme dangereux par la Ville de Montréal.   

• À lire aussi: Montréal ordonne l’euthanasie d'un chien même s’il n’a jamais mordu personne  

En matinée, au palais de justice de Montréal, un accord est intervenu entre les parties pour suspendre temporairement l’ordonnance d’euthanasie et permettre ainsi aux avocats de débattre de l’affaire. Le dossier a été reporté à une date ultérieure au mois de mai.   

Le chien, qui n’aurait jamais mordu, appartient à une citoyenne de Beaconsfield, Carolane Parisé. L’affaire a commencé en juillet, quand elle a reçu une plainte de la Ville à l’encontre de sa chienne de 3 ans et demi, Khaleesi, qui est un croisement de malamute et de boxer.   

 

COURTOISIE

  

Visite surprise   

N’ayant aucun détail sur les événements à l’origine de la plainte, elle a soupçonné ses voisins, puisque Khaleesi s’était déjà retrouvée dans leur cour en jappant.    

Quelques jours plus tard, deux agents de prévention se sont présentés chez elle.    

Puis, en novembre, elle a dû faire évaluer la dangerosité de sa chienne.   

L’évaluation s’est déroulée calmement, mis à part deux incidents, est-il expliqué dans la demande préparée par le cabinet de la célèbre avocate Anne-France Goldwater.    

D’abord, quand la chienne s’est mise à grogner après avoir senti la main d’une évaluatrice.    

Puis, quand la vétérinaire a tenté de remettre la muselière de Khaleesi, celle-ci a jappé et grogné en bondissant vers la femme.   

Risque de 8 sur 10   

À la suite de cette évaluation, et en arguant que Mme Parisé n’avait pas été assidue dans les rencontres vétérinaires, l’experte a conclu à un risque de 8 sur 10. La Ville a ensuite ordonné l’euthanasie.   

D’ici à ce que l’affaire soit entendue par la cour, Me David Chun du bureau de Me Anne-France Goldwater a expliqué que des conditions ont été imposées à la propriétaire du chien pour assurer la sécurité du public.   

«On a un chien qui n’a jamais mordu. On juge que la décision de la Ville de vouloir l’euthanasie est déraisonnable. Nous allons contester cette décision», a déclaré Me Chun.   

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