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Quatre individus arrêtés «en toute légalité» lors d’une filature de la police de Québec

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Quatre individus arrêtés dans le cadre d’une filature, alors qu’ils n’étaient pas «le sujet d’intérêt», se sont fait confirmer par le tribunal, vendredi, que leur arrestation avait été faite «en toute légalité» et qu’ils n’avaient subi «aucune violation à leur droit». 

Le 25 avril 2019, Carl Rousseau, un individu connu des milieux policiers comme étant un collecteur de dettes de drogue, s’est retrouvé dans la mire d’une équipe de filature du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). 

Les policiers cherchaient alors à recueillir des informations en lien avec des «burn» de drogues qui avaient cours dans la ville. 

Alors qu’il était observé, Rousseau s’est rendu dans le stationnement d’un édifice à logements de la rue Duval dans Limoilou.  

C’est à ce moment qu’une voiture de marque Mercedes est arrivée avec, à bord, Alexandre Lapointe, Francis Barette, Yannick Desjardins et Yann Graveline-L’Ecuyer. 

Barette, Desjardins et Graveline-L’Ecuyer sont sortis de la voiture et, après avoir parlé à Rousseau, Barette lui a donné un violent coup de poing à la tempe, puis le trio est reparti. 

À la suite de cette attaque, le SPVQ a rapidement mis en place une opération et, finalement, le quatuor a été arrêté par le groupe tactique d’intervention, alors qu’il se trouvait sur l’autoroute 20 à la hauteur de Joly. 

Arrestation et preuve légale 

«Les policiers peuvent procéder à une arrestation sans mandat lorsqu’ils croient qu’un acte criminel a été commis ou que l’on s’apprête à en commettre un», a rappelé dans sa décision le juge Carol St-Cyr, en ajoutant que «les motifs raisonnables» se devaient d’être «justifiables» et qu’il fallait tenir compte «de l’ensemble des éléments connus des policiers». 

«Le 25 avril 2019, les choses se sont enchaînées rapidement et les policiers ont procédé de façon sécuritaire à l’arrestation des accusés», a mentionné le président du tribunal, tout en précisant que la preuve obtenue était «légale et non abusive». Ce faisant, elle pourra être présentée dans le cadre du procès des individus accusés de voies de fait causant des lésions.