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«Touche pas à ma nouille»: sensibiliser les chauffeurs au partage de la route

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

À Sherbrooke, un groupe de cyclistes ont roulé en convoi sur les artères principales de la ville en fin de journée vendredi.

Ces citoyens membres de Vélo urbain Sherbrooke et d'urgence climatique Sherbrooke ont circulé avec une nouille de piscine accrochée à leur bicyclette.

L'événement baptisé «Touche pas à ma nouille» avait pour but de sensibiliser les automobilistes au partage de la route.

La nouille représente la distance d'un mètre que doivent respecter les automobilistes pendant un dépassement.

Le vélo est l'unique moyen de transport pour de plus en plus de personnes dans la région.

«En fait, moi je n’aime pas du tout aller dans les artères principales, je suis trop proche des autos», raconte Annabelle, une cycliste participante. 

À longueur d'année, elle et Rémi se déplacent à bicyclette.

«À tous les jours, il y a au moins une personne qui me frôle et je me dis ‘‘crime, aurait pas fallu qu’il y ait une remorque derrière lui avec un mètre qui dépasse sur le côté’’», mentionne Rémi.

L'hiver comporte son lot de défis avec la neige en bordure de rue et les voies de circulation plus étroites.

Il y a aussi la présence de nids de poule ou de plaques de glace sur la chaussée qui rendent les déplacements plus périlleux.

«Pour les voitures, c’est peut-être un irritant de devoir contourner ou de devoir patienter, mais pour les cyclistes, c’est une question de vie ou de mort», affirme Annabelle.

Depuis cinq ans à Sherbrooke, le nombre d'accidents impliquant des cyclistes est en baisse même si en 2017, on dénombrait 14 collisions par rapport à 16 l'année suivante, selon les policiers.

Les conducteurs qui ne respectent pas la distance sécuritaire d'un mètre s'exposent à une amende de 100$ et deux points d'inaptitude.

Dépasser un cycliste en empiétant dans l'autre voie est permis pourvu que la manoeuvre soit sécuritaire et sans danger.