/news/law

Un autre cas de «revenge porn»

Michaël Nguyen | Le Journal de Montréal

Uomo business scrive mail su cellulare

Luca Ambrosi - stock.adobe.com

Un Montréalais qui avait partagé une vidéo intime de sa maîtresse a été condamné à la prison à domicile par un juge, qui a rappelé à quel point la « porno vengeresse » est devenue un phénomène dangereux.   

« En un simple glissement de doigt sur un téléphone intelligent, n’importe qui peut tourner une vidéo explicite. Et, en un seul clic, des vies peuvent être ruinées », a récemment déploré le juge Dennis Galiatsatos au palais de justice de Montréal.   

C’est que le monde a bien changé en quelques années, a expliqué le magistrat en rappelant qu’à une certaine époque, tourner une vidéo nécessitait du matériel coûteux et des connaissances techniques.   

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », a dit le juge en citant la bande dessinée Spiderman.   

Sauf que le Montréalais de 44 ans condamné par le magistrat n’avait pas eu ce sens des responsabilités à l’été 2018.    

Inacceptable  

À l’époque, l’homme que l’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de la victime avait filmé ses ébats. Il a envoyé une des vidéos à une amie de la victime.   

« C’était totalement inacceptable », a dit le juge. Accusé au criminel, l’homme avait finalement plaidé coupable d’avoir transmis illégalement des images intimes.   

Mais en se basant sur des cas similaires, et parce que la vidéo ne s’est pas retrouvée en ligne, entre autres, le juge n’a pas imposé de prison ferme, tel que le demandait Me Mathieu Castonguay, de la Couronne.   

Il a suivi la suggestion de l’avocat de la défense, Michael Morena.   

Le Montréalais devra effacer toutes photos intimes de la victime en sa possession. Il devra aussi s’abstenir d’avoir toutes photos intimes de femmes pendant trois ans.