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Club illico : La (craquante) vie compliquée de Léa Olivier

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

COURTOISIE MARTIN LIPMAN

La populaire Léa Olivier débarque sur Club illico jeudi, juste à temps pour la semaine de relâche.

On a dignement célébré l’événement au Cinéma Impérial, dimanche, avec un visionnement exclusif des trois premiers épisodes de la craquante série jeunesse. Celle-ci s’avère un vrai bonbon à déguster, qu’on soit ado d’âge... ou de cœur.

Grâce à un concours, 150 personnes, chacune accompagnée de trois invité(e)s, ont pu découvrir en primeur à quoi ressemble l’univers de Léa Olivier transposé à l’écran, profiter d’une séance de photos et de dédicaces avec les vedettes de la fiction, en plus de recevoir un sac à surprises à l’effigie de l’héroïne aux cheveux longs.

Du lot, on trouvait évidemment plusieurs jeunes lectrices déjà adeptes des romans de Catherine Girard-Audet, dont les deux premiers tomes de la série «La vie compliquée de Léa Olivier» ont inspiré les 12 épisodes de 30 minutes de la première saison, qui sera en ligne sur Club illico le 20 février.

Avec le tumultueux parcours de la gamine s’étirant dans dix autres bouquins (plus quatre titres hors série, et le «Tome 0» qui paraîtra dans quelques semaines), les producteurs Slalom et Encore Télévision rêvent bien sûr déjà de tourner la suite.

Réalisée par Martin Cadotte, avec ses magnifiques images d’une vibrante ville de Montréal et ses scènes typiques du quotidien des jeunes, l’adaptation aussi sucrée qu’adorable est ponctuée d’une trame sonore tissée de pièces telles «Comme des enfants», de Cœur de pirate, «By My Side», de Valaire et Karim Ouellet, et «Dis-moi», d’Éli Rose.

Le résultat (que Catherine Girard-Audet qualifie de «complémentaire» aux livres) interpellera certainement la génération qui a grandi en tournant les pages des aventures de mademoiselle Olivier, mais ne décevra pas non plus les adultes, qui y revivront les soubresauts de leurs propres années à la polyvalente. Nombreux messages-textes et appels «FaceTime» en prime.

Douloureux exil

Si on en juge par l’accueil enthousiaste reçu dimanche par Laurence Deschênes, la comédienne qui interprète le rôle-titre risque d’être affublée longtemps du surnom de Léa Olivier.

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Celle qu’on a connue sous les traits de Anne O’Hara dans «O’» est parfaite dans la peau de l’attachante Léa, qui quitte son petit monde de Ste. Marie, en Ontario, pour s’installer à Montréal avec ses parents, Francis et Caroline (Marc Thibaudeau et Geneviève Schmidt) et son frère Félix, (Zachary Évrard), en raison d’une exceptionnelle opportunité professionnelle décrochée par son papa.

Au revoir, Marilou, sa fidèle meilleure amie (Léanne Désilets), toujours de bon conseil, et au revoir, Thomas (Thomas Delorme), son amoureux romantique, qui promet à Léa de multiplier les heures au garage où il travaille pour pouvoir rapidement se payer des cours de conduite et ainsi aller la voir à Montréal.

COURTOISIE MARTIN LIPMAN

Émotive comme le sont souvent les filles de son âge (au milieu du secondaire, environ, son âge exact n’étant jamais précisé), Léa est scotchée à son téléphone, à l’affût du moindre indice révélant une infidélité de son Thomas. Une méfiance alimentée par la très insistante Sarah (Laurie Babin), qui fait la cour à ce dernier sans subtilité.

À Montréal, Léa ne tarde pas à attirer l’attention d’Éloi et Alex (Sam-Éloi Girard et Karl-Antoine Suprice), qui l’invitent à se joindre à la bande du journal étudiant. La nouvelle venue se démarque également aux yeux de la prétentieuse Maude (Émie Thériault) pour d’autres raisons. Leader d’un petit clan qui la vénère, les «Nunuches», Maude devient jalouse de Léa pour toutes sortes de prétextes et ne lui rend pas l’adaptation facile. Heureusement, Léa trouvera en Jeanne (Marilou Forgues) une nouvelle complice.

Ailleurs dans le monde?

«La vie compliquée de Léa Olivier» emprunte les codes classiques souvent associés aux histoires destinées aux adolescents (apprivoisement d’un nouveau milieu, tourments amoureux, nouvelles amitiés, «méchantes» rivales, etc), lesquels demeurent aussi efficaces en 2020 qu’ils pouvaient l’être dans les années 1980.

Catherine Girard-Audet et Rachel Cardillo -qui a adapté les écrits de Girard-Audet, à l’origine sous forme épistolaire, avec Sébastien Bertrand - affirment toutefois avoir doté leurs personnages de plusieurs facettes. Les «vilains» ne seront pas que «vilains», promettent-elles.

«C’était intéressant de donner les autres points de vue, d’avoir un jugement critique, de comprendre. Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir», a noté Rachel Cardillo.

La saga littéraire «La vie compliquée de Léa Olivier» s’étant écoulée à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde, les producteurs de la série anticipent beaucoup de potentiel à l’étranger et espèrent vendre leur format dans d’autres pays.

«En Belgique, Catherine (Girard-Audet) est comme une "rock star", a indiqué Dominique Simard, directrice générale d’Encore Télévision. Quand un nouveau livre d’elle est lancé dans une librairie, il faut fermer la rue, parce qu’il y a une trop longue file d’attente pour les dédicaces...»

«La vie compliquée de Léa Olivier», à voir sur Club illico, dès jeudi, le 20 février.