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Colère et tristesse à la mort d’un pompier

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

La mort, vendredi soir, d’un pompier drummondvillois et père de cinq enfants suscite la colère chez ses collègues, alors qu’il a perdu la vie dans une collision avec un chauffard en état d’ébriété.     

« C’est vraiment une mort qui aurait pu être évitée. On ne peut pas prendre le volant avec les facultés affaiblies, a déploré Yves Beaurivage, directeur du Service de sécurité incendie de Drummondville. On vient de perdre un homme dévoué, qui avait le respect de tous ses confrères. »    

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Ce dernier ne tarit pas d’éloges pour la victime, Mathieu Girouard, 44 ans. Le lieutenant travaillait depuis 18 ans pour les pompiers de Drummondville.    

« Avec lui, il n’y avait jamais de problèmes, que des solutions. Il était toujours prêt à venir aider. C’était une force tranquille. Par son exemple, tout le monde voulait le suivre », a soutenu M. Beaurivage.     

Le père de famille est décédé vendredi soir, après un accident à Saint-Célestin, dans le Centre-du-Québec. Sa conjointe a aussi subi d’importantes blessures, mais on ne craindrait pas pour sa vie.     

Le conducteur de 28 ans en état d’ébriété a perdu le contrôle de son véhicule, avant de rouler en sens inverse. La collision était difficile à éviter. Le chauffard a été libéré sous promesse de comparaître à une date ultérieure.    

Colère chez les pompiers  

Le lieutenant pompier de Drummondville Mathieu Girouard est mort dans un accident de la route en Mauricie.

Photo tirée de Facebook

Le lieutenant pompier de Drummondville Mathieu Girouard est mort dans un accident de la route en Mauricie.

La nouvelle du décès de Mathieu Girouard a causé une « onde de choc » chez ses collègues pompiers de Drummondville.     

« C’était vraiment émotif, c’est notre petite famille de pompiers qui est affectée. À la caserne, il y avait un sentiment de colère et de rage chez les gars. Si [le conducteur] n’avait pas fait ça, on aurait encore notre officier avec nous », a affirmé Yves Beaurivage.    

« Conjoint aimant, père poule de 5 enfants, fils dévoué, ami, collègue de travail, formateur émérite, notre frère d’armes. Les sentiments de stupeur, d’incompréhension et de rage au cœur nous envahissent suite à ton départ prématuré », a de son côté déploré le capitaine Raynald Yergeau, tout en dénonçant l’« erreur de jugement » du chauffard.