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La stratégie du clan Salvail décortiquée par un expert

TVA Nouvelles

Alors que s’est ouvert lundi le procès d'Éric Salvail, un expert a décortiqué la stratégie que pourrait employer son avocat.  

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D’entrée de jeu, l'avocat criminaliste Walid Hijazi estime que l’ancienne vedette de télévision s’est très bien entourée pour assurer sa défense, lui qui compte sur Me Michel Massicotte. L’expert le décrit comme «très expérimenté», de «ténor du Barreau» et comme un «des grands avocats du Québec en matière criminelle».  

Walid Hijazi explique aussi que comme dans plusieurs des causes d’agressions sexuelles, il n’y a pas de témoin, que tout repose sur le témoignage du plaignant et que «comme n’importe quel procès, on place les morceaux d’un casse-tête».  

«On a pas besoin de preuve matérielle ou de corroboration si le témoignage est suffisamment crédible et fiable», précise malgré tout le juriste. C’est ce que devrait tenter d’attaquer le clan Salvail, selon lui.  

Salvail témoignera-t-il?  

Un des choix plus ardus que devra prendre la défense demeure toutefois de savoir si elle fera témoigner l’ex-animateur vedette.   

«C’est une des décisions stratégiques les plus difficiles à prendre», ajoute Walid Hijazi, précisant qu’un tel témoignage demeure «très possible»  

«Si on fait témoigner son client, il va subir un contre-interrogatoire et on n’a aucune idée de comment ça va se dérouler. Peut-être que l’accusé va devoir admettre certains faits. C’est toujours une situation délicate», explique l’expert.  

«L’idéal, ça demeure d’attaquer la preuve de la poursuite», tempère-t-il.  

Plaignant et entrevues: «c’est particulier»  

L’avocat criminaliste s’interroge malgré tout sur la décision du plaignant Donald Duguay de donner plusieurs entrevues, ce qui pourrait donner des munitions au clan adverse.  

«C’est particulier», avoue l’expert.  

«Comme avocat de la défense, si le plaignant dans ma cause fait des entrevues, je vais noter mot pour mot et chaque virgule de ce qu’il dit pour voir si ça peut me donner du matériel de travail», ajoute-t-il.  

«C’est son choix de verbaliser publiquement. Ça lui appartient», conclut malgré tout Walid Hijazi. 

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