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L’abus de sa demi-sœur pourrait lui coûter cher

Michael Nguyen et Antoine Lacroix | Journal de Montréal

JOEL LEMAY/ 24 HEURES/ AGENCE QM

Un jeune père de famille montréalais qui aurait convaincu sa demi-sœur de 15 ans d’avoir une relation sexuelle avec lui pourrait bien payer cher son geste puisqu’il risque maintenant au moins cinq ans de pénitencier.  

« La victime ne voulait pas dénoncer au début, mais elle a compris après que ce n’était pas normal », a expliqué au Journal une source bien au fait du dossier.  

L’accusé de 27 ans, qui ne peut être nommé afin de protéger l’identité de la victime mineure, aurait commis son crime pendant la nuit du 1er octobre dernier, à son domicile. À ce moment, tant la conjointe de l’accusé que leur fille de 2 ans dormaient dans la chambre principale.  

La victime était sur le canapé du salon quand l’accusé serait allé la voir pour la convaincre de coucher avec lui. L’adolescente, qui n’avait jamais eu de relation sexuelle, se serait laissée faire. Le tout aurait duré quelques minutes.  

« La plaignante considérait l’accusé comme son propre frère », a-t-il été expliqué au Journal.  

Sauf que la victime n’avait pas l’âge de consentement. Et pire encore, l’inceste est un crime très sévèrement puni par la loi.  

Pendant plusieurs semaines, la victime n’aurait rien dit à personne. Elle aurait finalement brisé le silence, en décembre, en racontant l’histoire à une amie. Peu après, elle en aurait parlé à une travailleuse sociale en confiant que cette affaire l’inquiétait énormément.  

Mise au fait de la situation, la police de Montréal n’a pas perdu de temps pour agir. Arrêté le 6 février, l’accusé a mis en cause la victime pour les photos d’elle qu’elle mettait sur les réseaux sociaux.  

En cellule  

Cela n’a pas impressionné les policiers, qui ont décidé de garder l’accusé en cellule, afin de le faire comparaître au palais de justice de Montréal. Et lors de la brève audience, la Couronne s’est catégoriquement opposée à toute remise en liberté.  

L’accusé reviendra en cour la semaine prochaine, pour demander d’être libéré en attendant son procès.  

S’il est déclaré coupable, et comme la plaignante avait moins de 16 ans, le Montréalais fait face à une peine minimale de cinq ans d’incarcération, le maximum étant de 14 ans de pénitencier.