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Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador démissionne

Agence QMI

Dwight Ball Legault

Simon Clark/Agence QMI

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, a causé la surprise en annonçant sa démission lundi après-midi.

«J'annonce ce soir que ma carrière en politique se termine. J'ai demandé cet après-midi au président du parti libéral d'entamer le processus pour une course à la chefferie dès que possible» a expliqué M. Ball dans une vidéo qui avait été envoyée aux médias locaux pour diffusion à 18 h, heure locale. La date du lancement de cette course à la chefferie n'a pas été précisée.

M. Ball a cependant indiqué qu'il continuera à occuper ses fonctions jusqu'à ce qu'un successeur lui soit trouvé. Le premier ministre continuera ensuite à représenter les électeurs de sa circonscription de Humber Valley en tant que député jusqu'à la prochaine élection.

Âgé de 62 ans, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador gouverne les destinées de cette province des Maritimes depuis 2015. Il était auparavant devenu le chef des libéraux de cette province en 2013.

Dwight Ball avait été réélu à la tête d'un gouvernement minoritaire en mai dernier. Dans sa vidéo, il laisse entendre qu'il quitte son poste pour se consacrer à ses proches.

«Il est temps pour moi de passer plus de temps avec ma famille et mes amis à Deer Lake et de vivre une vie plus privée. [...] Je ne peux pas demander à ma famille et à mes amis de me suivre dans une autre campagne électorale», a-t-il affirmé.

«Étant donné que nous avons un gouvernement minoritaire et en raison de l'incertitude quant au moment où sera déclenché la prochaine campagne électorale, c'est le moment pour moi de faire place à un nouveau leadership au sein de mon parti et de ma province», a poursuivi M. Ball.

Le premier ministre a poursuivi son allocution en vantant ses bons coups à la tête de la province, se disant «fier» du travail accompli dans les dernières années. Il a précisé qu'il compte continuer à travailler avec le fédéral dans les prochaines semaines pour régler le dossier de Muskrat Falls, un projet hydroélectrique qui a viré au fiasco au Labrador lorsque son coût a doublé, forçant Ottawa à intervenir pour assumer une partie de la facture.