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Toujours marquée par le meurtre de son mari 14 ans plus tard

Michaël Nguyen | Journal de Montréal

La veuve d’un artiste peintre assassiné en pleine nuit chez lui lors d’une invasion de domicile ne s’en est toujours pas remise 14 ans plus tard, a-t-elle dit à la cour ce lundi alors que le meurtrier écopait de la prison à vie.    

« Cet événement traumatisant m’a brisé pour le reste de mes jours. Les cauchemars habitent encore mes nuits, je le vois toujours [le meurtrier] au pied de mon lit », a fait savoir Pauline Sarrazin dans une lettre lue au palais de justice de Montréal.    

Assis dans le box des accusés, Septimus Neverson gardait la tête haute pendant que la veuve de Jacques Sénécal racontait toute la douleur qu’elle a vécue depuis juillet 2006.     

Ce jour-là, la septuagénaire dormait quand Neverson a fait irruption chez le couple de Laval. Le criminel a d’abord demandé de l’argent, puis il a abattu M. Sénécal, alors âgé de 62 ans.    

« Il a tué mon amour avec qui je vivais [...], les rêves se sont envolés », a écrit Mme Sarrazin dans sa lettre à la cour.    

  

Septimus 
Neverson.
Meurtrier

Photo courtoisie, SPVM

Septimus Neverson. Meurtrier

  

Cavale    

Après le meurtre, Neverson ne s’est pas calmé, loin de là. En fait, de 2006 à 2009, il avait réalisé une série d’invasions de domiciles à Montréal à Laval, n’hésitant pas à avoir recours à la violence.    

À une reprise, alors qu’il était sur le point d’être arrêté, il avait utilisé un enfant comme bouclier humain. Une autre fois, il n’a pas hésité à tirer sur l’occupant des lieux, l’atteignant à une main et juste à côté de la colonne vertébrale.    

« Cet événement a complètement chamboulé ma vie, en plus de ruiner ma vie professionnelle », a dit cette victime en expliquant qu’à cause des blessures et du traumatisme, il n’avait plus été en mesure de continuer son travail.    

En tout, Neverson avait fait 13 invasions de domicile.    

Prison à vie    

Pendant des années, la police était aux trousses de ce dangereux criminel, mais il était introuvable. Et pour cause, il avait fui dans son pays d’origine, à Trinité-et-Tobago. Il a finalement été attrapé en 2015, puis extradé au Québec l’année suivante.    

Et au terme de son procès le mois dernier, un jury l’a déclaré coupable de 54 chefs d’accusation, dont du meurtre au premier degré de l’artiste peintre Jacques Sénécal.    

Il a finalement écopé ce lundi de la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant d’avoir passé 25 ans derrière les barreaux.  

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