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«On ne sait pas où est-ce que l'on s’en va», confie un employé de Bombardier Transport

Francis Halin | Journal de Montréal

Même si les rumeurs allaient bon train depuis quelques jours déjà, les employés du siège social nord-américain de Bombardier Transport de Saint-Bruno-de-Montarville étaient sous le choc d’apprendre lundi midi qu’Alstom allait prendre les commandes du fleuron québécois. 

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«Il y a une insécurité avec les emplois. On ne sait pas où est-ce que l'on s’en va. On nous a dit qu’ils [Alstom] vont faire de leur mieux pour garder les emplois», a confié au Journal un employé sous le choc à son retour du dîner, préférant ne pas être identifié pour éviter de déplaire à son nouvel employeur.  

Lundi, Bombardier a annoncé la vente de sa division ferroviaire au géant français Alstom pour 10,68 milliards de dollars canadiens. En contrepartie, Alstom s'est engagée à avoir son siège pour les Amériques ici, en plus de mettre sur piedun centre de conception, d'ingénierie et de recherche et développement en hautes technologies.  

«Pas une mauvaise nouvelle» 

À l'heure du midi, quelques minutes à peine après l'annonce, les employés secoués de Bombardier Transport de Saint-Bruno-de-Montarville encaissaient tant bien que mal le coup en essayant de voir le bon côté des choses.  

«Ça ne devrait pas être une mauvaise nouvelle. Alstom est une grande compagnie. On aura plus de visibilité. On aura plus de contrats. On se demande juste qu’est-ce que ça va ramener en termes d’emplois», a soupiré une autre.  

«Je ne suis pas surpris, a ajouté une de ses collègues, en prenant une granderespiration. Les rumeurs allaient bon train depuis plusieurs semaines. L’ambiance à l’intérieur n’était pas à son meilleur ».

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