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Québec annonce une nouvelle entente avec les Cris

Vincent Larin | Agence QMI

Le gouvernement de François Legault a annoncé s’être entendu avec les Cris pour le développement économique de la région d’Eeyou Istchee Baie-James, dans le Nord-du-Québec.

Ce projet envisage notamment le prolongement du réseau ferroviaire, l’électrification de certains projets industriels, le partage d’infrastructures sur le territoire, la formation d’une main-d’œuvre locale et l’identification de nouvelles aires protégées.

Un protocole d’entente signé lundi par le grand chef du Grand conseil des Cris, Abel Bosum, et le premier ministre du Québec, François Legault, doit permettre de lancer des études de faisabilité dont le coût, partagé par les deux parties, se chiffrerait à «quelques dizaines de millions de dollars», selon ce dernier.

Ce nouveau plan, intitulé «Grande alliance», doit s’échelonner sur une durée de trente ans et prévoit des investissements de 4,7 milliards $.

« Ce protocole d’entente est la preuve qu’il est possible de travailler ensemble sur des projets de développement socio-économiques ambitieux, de tirer profit de l’immense potentiel minier du Nord québécois, au bénéfice de nos deux nations, tout en respectant l’environnement, le territoire et les valeurs autochtones », a indiqué le premier ministre, François Legault, par voie de communiqué.

« Ce projet contribuera à exploiter la richesse des ressources naturelles de la région, à créer des emplois et des occasions d’affaires pour les Cris et nos voisins les Jamésiens, tout en protégeant notre environnement et notre faune », a affirmé le grand chef Abel Bosum.

Lors de la campagne électorale de 2018, François Legault avait promis, s’il était élu, de négocier avec chaque communauté autochtone du Québec, comme Bernard Landry l’avait fait avec les Cris, il y a plus de 15 ans.Ces négociations, menées par le gouvernement Landry avec les Cris de la Baie-James, avaient abouti à un accord, la Paix des Braves, qui prévoit la fin de certaines revendications territoriales en échange de 4,5 milliards $ sur 50 ans.