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Qui a tiré sur François Leblanc en pleine rue à Saint-Lambert?

TVA Nouvelles

Qui a tiré sur le proche des Hells Angels, François Leblanc, en pleine rue en après-midi, dimanche, à Saint-Lambert? C’est ce que cherchaient à déterminer les enquêteurs du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en installant un poste de commandement au centre-ville dans la coquette ville de la Rive-Sud, lundi.  

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Le SPAL cherchait à rencontrer des témoins de l’événement ou des gens qui auraient des informations sur ce qui s’apparente à une tentative de meurtre : une première en 75 ans à Saint-Lambert, selon les policiers. 

«Il y a des gens qui sont revenus sur la scène tout de suite après l'incident pour nous relater des choses qu'ils avaient observées et qui, compte tenu de la médiatisation, reconnaissaient que c'était peut-être en lien avec l'événement», a précisé le porte-parole du SPAL Ghyslain Vallières.  

Comme au DIX30? 

François Leblanc, 53 ans, connait bien Éric Bouffard du chapitre South des Hells Angels, a appris notre Bureau d’enquête. Il a été tiré par arme à feu alors qu’il marchait dans la rue Victoria près de la rue Green.  

Le proche des motards criminels a été transporté à l’hôpital, mais on ne craignait pas pour sa vie. Leblanc collabore avec les enquêteurs.  

Des enquêteurs du SPAL doivent déterminer les circonstances entourant cette tentative de meurtre, notamment à savoir si François Leblanc était ciblé par son agresseur. L'une des thèses analysées est celle du crime organisé, ce qui inquiète le maire de Saint-Lambert.  

Pierre Brodeur a en effet réagi vivement dimanche et déploré que ce qui se passe au Dix30, à Brossard, est en train de s'étendre à sa ville. Ce dernier fait allusion au meurtre d'Eric-Francis De Souza, 24 ans, abattu en plein restaurant le printemps dernier, au Quartier DIX30.  

Les propos de l’élu ont d’ailleurs vexé sa collègue de Brossard. «C'était un cas de crime organisé. Je ne voudrais pas que les citoyens aient peur ou pensent "il y a une corrélation entre le crime dans une agglomération versus des gestes qui sont très ciblés», a rétorqué Doreen Assaad.