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Rues abîmées par les autobus: la Ville cherche des solutions

Elsa Iskander

GEN-METEO-NEIGE

Joël Lemay / Agence QMI

Les autobus abîment les rues au point où la Ville de Montréal fera des tests avec de l’asphalte de meilleure qualité pour voir s’il est possible de limiter la déformation de la chaussée là où ils s’arrêtent. 

Selon un document de la Ville daté de novembre 2018, plus de la moitié des 7073 arrêts d’autobus examinés présentaient une surface en mauvais ou très mauvais état, et l’orniérage était mauvais ou très mauvais dans près de 10 % des cas. 

Même en utilisant des matériaux de bonne qualité lors du pavage et en respectant les procédures, le passage de véhicules lourds abîme la chaussée bien plus que celui des automobiles de telle sorte qu’il faut tenter des méthodes innovantes, font valoir les fonctionnaires de la Ville. 

Test sur Jarry 

C’est pourquoi l’Escouade des chantiers mène un projet-pilote, sur un tronçon de la rue Jarry Est, entre les rues Boyer et Garnier, où sont amorcés des travaux de reconstruction qui se poursuivront jusqu’à l’automne 2020. 

À la fin des travaux, un enrobé bitumineux de plus grande qualité et plus dispendieux sera posé sur la surface de cette rue où beaucoup d’autobus circulent. Après le pavage, la Ville suivra la performance de cette « Cadillac des enrobés bitumineux » pendant au moins cinq ans. 

Elle espère notamment réduire l’orniérage, soit une déformation permanente de la chaussée reliée au passage de véhicules lourds, d’autant plus que la Ville souhaite avoir plus de voies réservées et a déjà commencé à recevoir ses 300 nouveaux autobus hybrides. 

L’Escouade des chantiers a été mise sur pied au printemps dernier pour vérifier, entre autres, la qualité des matériaux utilisés et s’assurer du respect de bonnes pratiques sur les chantiers.

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