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Elle trouve des centaines de photos et vidéos de pornographie juvénile dans le cellulaire de son conjoint

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Parce qu’elle le soupçonnait d’entretenir des liaisons avec d’autres femmes, une jeune mère de famille a fouillé le cellulaire de son conjoint de l’époque et a trouvé... des centaines de photographies et vidéos de pornographie juvénile. 

Chad-Billy Marinier, 28 ans, se tenait la tête entre les deux mains, mardi, lorsqu’il a écouté la première personne appelée à témoigner dans le cadre de son enquête préliminaire.  

La jeune femme dont on doit taire l’identité a parlé d’une «relation» avec l’homme qui comportait «plusieurs hauts et plusieurs bas».  

«Un bon matin, je me suis levée, angoissée. La veille, nous avions parlé d’infidélité et j’ai eu peur», a mentionné la femme au juge Bernard Lemieux en ajoutant qu’au cours de leur relation, l’accusé l’avait trompée «avec une quarantaine de femmes».  

Désirant en avoir le cœur net, la jeune femme a trouvé le cellulaire de Marinier et subtilisé la petite carte qui se trouve à l’intérieur du téléphone et qui stocke les informations. C’est à ce moment-là que ses deux bras lui en sont tombés.  

«Il y avait des textos, des photos de femmes qui voulaient avoir des relations avec lui. Il partageait des photos de ses parties intimes. En fouillant plus à fond l’appareil, c’est là que j’ai trouvé la pornographie», a-t-elle lancé dans un souffle.  

Au total, 132 vidéos et 115 photos ont été retrouvées par les enquêteurs du service de police de la ville de Québec.   

Appelé à témoigner, le sergent-détective Francis Pelletier a expliqué au président du Tribunal qu’au départ, l’accusé croyait avoir été piégé par sa conjointe du moment et se disait prêt à passer un polygraphe.  

«Il a nié, au début, puis finalement, il a admis en avoir consommé sur une courte période et qu’il le regrettait», a précisé l’enquêteur, questionné par la poursuivante Me Geneviève Corriveau.  

Comme le renvoi à procès n’était pas contesté de la part de l’avocat de la défense, Me Julien Bolduc, Marinier sera ramené devant la cour le 26 février prochain, l’homme étant détenu dans un autre dossier pour bris d’engagement, bris de promesse, conduite dangereuse, voies de fait armées, voies de fait alors qu’il porte ou utilise un objet tranchant, menace de mort et voie de fait causant des lésions.   

La procureure qui s’occupe de ces dossiers, Me Andréanne Tremblay, s’oppose à la remise en liberté de Marinier, notamment en raison du risque de récidive et de son potentiel de dangerosité.