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L’avion du fédéral ne repartira pas avant jeudi

Agence QMI

L’avion affrété par le gouvernement fédéral devant récupérer les Canadiens coincés au Japon dans le paquebot «Diamond Princess» à cause du coronavirus COVID-19 reviendra plus tard que prévu.  

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En raison de «problèmes techniques imprévus en Europe», l’appareil est arrivé en retard et ne repartira pas avant jeudi, si tout se déroule comme prévu, au lieu de mardi selon le plan initial, a mentionné Affaires mondiales Canada par communiqué, mardi.  

Les passagers devront subir un test de santé avant de monter à bord. Ceux qui sont déjà contaminés par le virus ou qui éprouvent des symptômes ne pourront pas partir.  

«Si les Canadiens choisissent de ne pas revenir sur ce vol nolisé, ils devront se soumettre à la mise en quarantaine actuellement administrée par le Japon et suivre les instructions des autorités locales. Les Canadiens qui souhaitent revenir au Canada par des moyens commerciaux seront soumis à leur retour à la Loi sur la mise en quarantaine», a précisé le ministère mardi.  

Propagation  

Les autorités japonaises ont mentionné mardi que la contagion dans ce navire s’est étendue à 542 personnes, soit 88 cas de plus que la veille. Parmi les 256 Canadiens à bord du «Diamond Princess», au moins 43 Canadiens, dont au moins trois Québécois, sont touchés par ce virus.  

Le Québécois Julien Bergeron est un de ceux-là.  

«Ils sont venus cogner à ma porte pour me l’annoncer», a-t-il dit en entrevue à LCN. Dix heures après la terrible nouvelle, pas plus de détails. Le couple a bien reçu une feuille de consignes à respecter, mais ignore toujours quand et où Julien Bergeron sera transféré.  

Deux autres Québécois, Diane et Bernard Ménard, sont aussi affectés. M. Bergeron est accompagné par sa conjointe, Manon Trudel, qui attend toujours une réponse quant à son état.  

Les premiers symptômes  

Le croisiériste commence à ressentir les symptômes reliés au virus. «J’ai la grippe, mais je n’ai pas une grosse température. Je suis fatigué, j’ai des frissons un peu», a confié le malade.  

Le couple est en attente du transfert de M. Bergeron, soit vers un hôpital du Japon, soit vers un hôtel. Il dit avoir reçu des messages contradictoires au sujet de l’endroit où il sera soigné. «Si je suis malade, je veux qu’on me guérisse le plus rapidement possible!» plaide-t-il.  

Les bagages des Bergeron-Trudel sont faits, ils sont prêts à enfin quitter le navire. «On est fatigués, on ne sait pas ce qui se passe à l’extérieur, on est dans un espace restreint... En 14 jours, on a eu 10 heures d’air frais.»  

Ailleurs  

Le bateau n’est pas un endroit adéquat pour contenir la quarantaine, avance le couple. «On est en quarantaine, on est censés s’améliorer».  

Le retour de Julien Bergeron au Canada à bord du vol nolisé prévu par le gouvernement sera donc impossible tant qu’il ne sera pas rétabli.  

Le couple aimerait que le gouvernement canadien considère d’autres options pour rapatrier ses 32 ressortissants affectés, tels un avion militaire, ou un avion-hôpital.  

Dans l’attente, le couple est sur le qui-vive. Les agents de la quarantaine à bord du bateau de croisière les tiennent informés. «Ils ont cogné à la porte deux fois. À chaque fois le cœur nous bat», a précisé M. Bergeron.

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