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Les offres aux professeurs vont les rendre malades, dit la FAE

Vincent Larin | Agence QMI

Les offres du gouvernement du Québec à ses enseignants dans le cadre du renouvellement de leur collective pourraient les rendre malades.

C’est ce qu’avance la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) à la lecture d’un avis qu’elle a commandé à des chercheurs de l’Université Laval. Ceux-ci se sont penchés sur les offres sectorielles par le gouvernement à ses fonctionnaires, le 17 décembre dernier.

Le syndicat craint que l’approche du gouvernement entraîne une désertion et une augmentation des problèmes de santé mentale dans la profession.

«Il y a un discours qu’on entend et les gestes qui sont posés et le dépôt fait le 17 décembre témoignent d’un regard très méprisant à l’égard des profs. On est dans une logique où on considère les profs comme des ressources qu’on peut utiliser au maximum», a dénoncé son président, Sylvain Mallette, mardi.

La FAE demande donc le retrait immédiat des offres gouvernementales même si elle ne souhaite pas cesser la négociation pour l’instant.

«[Le gouvernement] considère les profs comme des ressources avant tout. Et nous ce qu’on dit, c’est que pour que les enseignants soient en santé [...] il faut les considérer pour ce qu’ils sont, comme des êtres humains sensibles [...] et non comme des ressources utilisables», a expliqué un des auteurs de l’avis, le professeur de l’Université Laval en sciences du travail, Simon Viviers.

Selon lui, la lourdeur du travail, la complexité et la confusion des rôles, l’organisation, la bureaucratie et la désorganisation, le non-respect et la violence, les pressions du temps et la précarité d’emploi et de travail sont les six situations de travail à risques auxquelles sont exposés les enseignants.

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