/finance/homepage

«On s'est vraiment pété la face avec Bombardier», dit le directeur du MEDAC

Véronique Morin

GEN-Lancement de services de contrôle de la circulation aérienne à YMX

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les dirigeants de Bombardier ont ignoré l'avis des plus petits actionnaires, déplore le directeur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), Willie Gagnon.

«Nous, on regarde aller Bombardier depuis très très longtemps. On leur envoie des propositions d'actionnaires depuis 2006 [...] et on prédit ce démantèlement depuis des années déjà», a raconté Willie Gagnon en entrevue à «Dutrizac» à QUB radio mardi.

Il a raconté que les actionnaires avaient écrit à la direction, mais qu'ils n'avaient reçu aucun accusé de réception.

«On voudrait qu’ils renvoient nos appels, a-t-il expliqué. Nous on leur a envoyé des propositions d’actionnaire pour être capables de les soumettre au vote à la prochaine assemblée. On n’a même pas eu d’accusé de réception.»

Willie Gagnon a rappelé que les actions de Bombardier «ont déjà valu 23-24 $». «À l'heure actuelle, on est en bas de 2 $, on s'est vraiment pété la face avec Bombardier», a indiqué M. Gagnon, au nom de ses membres du MEDAC actionnaires de Bombardier.

«Nous sommes d'avis que la famille [Beaudoin] devrait discuter avec les actionnaires minoritaires du caractère moral de leur contrôle de la société étant donné la situation», a-t-il déclaré en laissant entendre que les intérêts de la famille Beaudoin avaient pris le dessus sur ceux de tous les autres.

Par ailleurs, Willie Gagnon a déploré que l'ensemble des communiqués émis à la suite de la vente de la division ferroviaire de Bombardier à Alstom étaient «différents» les uns des autres. «On ne parle pas de son nouveau siège social dans le communiqué de Bombardier», a-t-il ajouté.

Dans la même catégorie