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Un éventuel lien maritime Gaspésie-Anticosti-Côte-Nord serait opéré à perte

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

L’opération d’un lien maritime entre la Gaspésie, la Côte-Nord et l’île d’Anticosti serait déficitaire selon une étude menée par la Société des traversiers du Québec (STQ).

Selon les évaluations de la STQ, acquérir un navire d’une capacité 250 passagers et 120 automobiles coûterait environ 121 millions $ s’il est neuf ou 28,5 millions $ s’il est usagé.

Les coûts pour l’amélioration des infrastructures portuaires seraient de 6 millions $ à Port-Menier (Anticosti), 4,3 millions $ à Havre-Saint-Pierre (Côte-Nord) et 5 millions $ à Rivière-au-Renard (Gaspésie), pour un total dépassant les 15 millions $.

Les déficits d’exploitation d’un éventuel lien interrives varieraient entre 7 et 13 millions de $ par année, dépendamment du choix d’un navire neuf ou usagé.

Cette analyse était réclamée depuis plusieurs années à l'île d'Anticosti et des deux côtés du fleuve.

Sur la Côte-Nord, les conclusions de l’étude de la STQ n’étonnent pas et ne découragent pas le préfet de la Minganie, Luc Noël.

«C’est une première démarche pour moi. Dans une démarche qui s’inscrit sur le moyen, long terme pour désenclaver Anticosti du côté maritime», a-t-il expliqué.

Pour mettre en place un lien interrive d’ici quelques années, le milieu touristique mise sur une augmentation du nombre de visiteurs qu’entraînera une éventuelle reconnaissance d'Anticosti au patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Si on atteint cet objectif-là avec la municipalité, c’est sûr que la question du lien interrives va être remise de l’avant», a noté le directeur de Tourisme Côte-Nord, Mario Leblanc. «N’oublions pas: un lien maritime plus à l’est du territoire serait extraordinaire pour l’industrie touristique».

Actuellement, les touristes peuvent se rendre sur l'île d'Anticosti par avion ou avec le navire «Bella Desgagnés» qui accoste à Port-Menier une fois par semaine, d'avril à janvier.