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Éric Salvail témoigne à son procès: Un CV passé au peigne fin

TVA Nouvelles

Revirement de situation à la fin de la troisième journée du procès de l'ex-animateur: Éric Salvail a finalement témoigné après que la défense ait entendu une fonctionnaire de Radio-Canada.         

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Cette dernière a notamment fait état de l’embauche de Salvail en 1993 comme commis à la Société Radio-Canada (SRC).         

En revanche, lors de son témoignage, l'accusé a affirmé qu'en vertu de son dossier d'emploi de Radio-Canada, il ne travaillait pas au courrier en avril, mai et juin 1993, soit au moment des faits allégués. Il a ensuite ajouté qu'il a occupé le poste de commis au courrier pendant 3 semaines, soit du 15 janvier au 5 février 1993.   

«Je travaillais à la coordination radio sur un autre département qui n'avait rien à voir avec le courrier», s'est-il défendu.     

Finalement, l'accusé a affirmé qu'il n'était plus à l'emploi de Radio-Canada dès le mois d'août 1993, alors que le plaignant affirme avoir été agressé dans les toilettes de l'institution en octobre 1993.   

  

  

 Après le contre-interrogatoire de la Couronne, Éric Salvail a entrepris de témoigner, ce qu'il ne comptait pas faire au début des procédures judiciaires.        

L'accusé a d’abord expliqué avoir eu vent de la possibilité d'accusations contre lui en mai 2018. À ce moment, il a aussitôt contacté un avocat, soit Me Michel Massicotte et aurait rencontré des policiers en septembre 2018.         

L’accusé a affirmé que dès qu’il a su qu’il ferait possiblement face à des accusations, il prend la décision d’aller passer des tests polygraphiques et organise une rencontre avec la police pour donner sa version des faits.     

Éric Salvail a affirmé avoir passé des tests polygraphiques les 9 et 10 octobre 2018.         

  

Des agendas bien remplis      

Au cours de ces procédures, Éric Salvail affirme avoir fait parvenir ses agendas datant de 1991 à 2004 à la police via son avocat. Ce dernier les conservait dans une boite dans un entrepôt de Longueuil, une information qui aurait fait sourciller le juge.      

L’avocat de Salvail stipule que son client remplissait de façon quotidienne ses agendas avec mentions de toutes sortes.     

«Je notais tout, les soupers, les week-ends, téléphones, adresses, rencontres, vacances, lieu de travail et même l’épicerie» a expliqué Salvail.     

Le juge a demandé à Éric Salvail s’il aurait besoin de consulter ses agendas pour se souvenir d’un événement datant de 1993, faisait allusion implicitement à l'agression alléguée envers Donald Duguay.       

«À moins que l’événement soit marquant, normalement, j’aurais besoin de regarder l’agenda» répond l’accusé.     

  

  

Le juge doit ainsi déterminer si les agendas d'Éric Salvail seront acceptés en preuve pour le procès.      

La troisième journée d'audience s'est terminée vers 16h45 et le témoignage d'Éric Salvail se poursuit jeudi.   

 -Avec les informations d'Yves Poirier  

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