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Konrad Sioui appelle à la médiation pour dénouer la crise

Raphaël Lavoie | Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

14 jours après le début du blocus ferroviaire, le grand chef de la nation huronne-wendate, Konrad Sioui, croit qu’il faudrait avoir recours à la médiation afin de dénouer la crise.

«On a besoin de trouver des façons, des formules, où on ne sera pas toujours de retour à la case départ dans ces situations-là. On ne peut pas toujours être sur le bord de la voie ferrée et bloquer les trains», a-t-il mentionné lors d’une entrevue à QUB radio, mercredi.

Le grand chef a suggéré que les parties impliquées de part et d’autre dans la protestation du projet de gazoduc Coastal GasLink devraient s’en remettre à un conseil de médiation pour mettre fin à l’impasse.

À ce sujet, il a notamment mentionné les noms des anciennes juges Louise Otis et Louise Arbour, de même que de la députée Jody Wilson-Raybould, en tant que potentielles médiatrices.

«Des conflits comme ça, il n’y en a pas juste au Canada, a-t-il souligné au micro de l’animateur Antoine Robitaille. Il y a des conflits qui sont bien plus lourds que ça. Il y a des conflits armés, il y a des conflits difficiles et on a chez nous, ici au Canada, et d’ailleurs au Québec, les meilleures des meilleures dans le monde pour tenter de trouver des solutions de paix et de réconciliation dans la reconnaissance mutuelle de nos nations, de nos gens et de nos peuples.»

Selon M. Sioui, la médiation a souvent donné «d’excellents résultats» et pourrait permettre de «dénouer l’impasse avec une formule qui va faire que tout le monde va être gagnant».

Ce dernier a rappelé qu’il était pour le droit de manifester, soulignant qu’il l’avait fait «toute [sa] vie». Cependant, il s’est dit en désaccord avec le blocage des voies ferrées.

«Le problème, c’est que là, ça touche les gens. Ça touche les agriculteurs, ça touche les gens qui sont chez eux et qui ont des besoins. Alors, il faut faire attention parce qu’on est tous impliqués», a-t-il insisté à l’émission «Là-haut sur la colline».