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Legault évoque une intervention policière

TVA Nouvelles et Vincent Larin | Agence QMI

Le premier ministre François Legault a évoqué pour la première fois la possibilité d’une intervention policière pour mettre fin au blocage des voies ferroviaires au pays.           

«On a eu des discussions avec la SQ [Sûreté du Québec]», a-t-il confirmé lors d’un point de presse, mercredi matin.           

François Legault a néanmoins souligné l’importance d’une opération concertée entre les provinces concernées. Il doit s’entretenir cette après-midi avec ses homologues des autres provinces afin de trouver une solution à la crise qui secoue le pays.  

  

  

Un échéancier réclamé         

François Legault a réclamé à Justin Trudeau un échéancier «serré» pour mettre fin aux blocus. «Je ne parle pas de semaines, je parle de jours, a-t-il précisé. Ça fait presque deux semaines que ça dure. C’est déjà beaucoup trop long.»          

«Ce que je compte défendre comme position, c’est de demander à M. Trudeau de fixer un échéancier et qu’on dise aux manifestants, si ce n’est pas défait à tel moment, bien il va falloir agir et on va agir dans toutes les provinces», a-t-il expliqué.    

Le premier ministre s'est entretenu avec ses homologues des autres provinces, mercredi, en début de soirée. Ceux-ci se sont entendus pour demander à Justin Trudeau de tenir une conférence téléphonique avec eux afin d'identifier des pistes de solution à la crise.    

  

  

De nombreux manifestants autochtones bloquent routes et voies ferrées en solidarité avec les chefs héréditaires de la Première nation de Wet’suwet’en qui s’opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink, en Colombie-Britannique.         

Cette mobilisation, disséminée un peu partout au Canada, a paralysé le service par rail, allant du transport de passagers à l’acheminement de marchandises essentielles comme le propane. 

Apprendre du passé 

L’Assemblée de Première Nations Québec-Labrador (APNQL) a réitéré dans un communiqué mercredi soir vouloir «laisser le processus politique suivre son cours». Elle a du même coût demandé au gouvernement de «se mettre en mode solution, plutôt que de suggérer des actions qui risquent d’empirer la situation». 

«Il est totalement irresponsable de suggérer le recours à une intervention policière pour mettre fin à la crise», a déclaré le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, citant au passage l’intervention de la Sûreté du Québec dans les années 1990. 

«Trente ans plus tard, nous nous retrouvons devant un problème qui demeure entier», poursuit-il. 

Si elle dit être favorable à une possible médiation, solution qu’elle juge comme étant «la meilleure proposition dans les circonstances», l’APNQL prévient le gouvernement contre l’intervention des policiers «qui pourrait très potentiellement avoir un effet contraire à ce qui est souhaité».