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Nicolet veut réduire les coûts reliés aux inondations

Charel Traversy | TVA Nouvelles

La Ville de Nicolet trouve que les inondations lui coûtent cher... en argent, mais aussi en capital humain.

Et si on doit revivre cette année un scénario semblable à ceux des printemps 2017 et 2019... pas question de tout assumer.

En 2017, la crue printanière a coûté 379 000 dollars à la Ville. En 2019, la montée des eaux a été tout aussi menaçante, entrainant des dépenses de 421 000 dollars. 

Si le niveau du fleuve St-Laurent atteint de nouveau un seuil critique, les riverains auront une tâche de plus. Ils devront remplir leurs sacs de sable

 «C'est coûteux pour la Ville financièrement, mais aussi sur le plan humain. Les pompiers travaillent à temps plein. Le soir, ils font des sacs de sable jusqu'à minuit. La fatigue s'installe après 4-5 jours. Il faut aussi garder en tête que la mission première de la Ville s'est de répondre aux urgences», explique Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet. 

La Ville fournira les sacs, le sable, les pelles et s'offre pour coordonner les bénévoles. Le printemps dernier, des militaires des Forces armées canadiennes étaient venus donner un coup de main au plus fort de la crise.

Les digues déjà installées

Les digues sont de retour sur les avenues qui étaient problématiques. Les installations ont coûté 25 000 dollars l’an dernier à la Ville de Nicolet. 

Les digues ont été installées avant la première neige et serviront à bloquer les débris provenant du fleuve St-Laurent lors de la montée des eaux.

Un autre changement : il n'y aura plus de centre d'hébergement ouvert, jour et nuit. Il faut dire qu’une seule personne avait utilisé les installations l'an dernier. Un lieu sera désormais disponible, de jour seulement, pour permettre aux gens de se réchauffer et de s'informer.

 «Nous avons eu 308 personnes qui ont signé cet été pour se faire retirer de la ZIS. Ça place la Ville dans une situation délicate pour demander de l'aide financière. Il faut être cohérent et travailler autrement pour avoir des moyens durables, pas seulement des sacs de sable», poursuit Geneviève Dubois.

Le printemps 2020 sera-t-il le reflet des dernières années? De nombreux facteurs entrent en ligne de compte: la fonte de la neige, la gestion des barrages et les intempéries. Chose certaine, les autorités et les riverains sont aux aguets.