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Pas d'échéancier du fédéral au blocus ferroviaire

Agence QMI et TVA Nouvelles

Le gouvernement Trudeau n’a toujours pas l’intention d’annoncer d’échéance pour une sortie de crise aux blocus ferroviaires et dit ne pas vouloir négocier sur la place publique.  

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«On a un plan de match», a assuré le lieutenant du Québec Pablo Rodriguez, mercredi, avant de se rendre à une rencontre du caucus libéral.  

La veille, le premier ministre Justin Trudeau a fait une allocution officielle en Chambre pour dire qu’il s’engageait à résoudre l’impasse rapidement, mais pas de façon précipitée. Aucun plan d’action avec une échéance claire pour les négociations avec les manifestants autochtones n'a toutefois été dévoilé.  

«On ne négocie pas sur la place publique et tout le gouvernement travaille dans la même direction. On sait où on s’en va. Maintenant il faut faire la job», a martelé M. Rodriguez pour justifier le fait que ces détails n'ont pas été énoncés publiquement.  

À Québec, le premier ministre François Legault continue de s’impatienter. Mercredi, il a évoqué pour la première fois la possibilité d’une intervention policière pour mettre fin aux blocages ferroviaires au pays.  

«Ce que je compte défendre, comme position, c’est de demander à M. Trudeau de fixer un échéancier, et qu’on dise aux manifestants, si ce n’est pas défait à tel moment, bien, il va falloir agir et on va agir dans toutes les provinces», a-t-il lancé en précisant que son gouvernement a eu des discussions avec la Sûreté du Québec.  

Le premier ministre Trudeau s’est de son côté contenté de dire qu’il reconnaissait les impacts des blocus sur les travailleurs et sur l'accès à des marchandises essentielles comme le propane. «Les gens font face à des mises à pied, à des pénuries. C’est inacceptable », a-t-il dit.  

«C’est pour ça que nous allons continuer de travailler avec tout le monde pour résoudre cette situation le plus rapidement», a-t-il ajouté.  

Depuis près de deux semaines, des manifestants solidaires aux chefs héréditaires Wet’suwet’en, qui s'opposent au gazoduc Coastal Gaslink, perturbent le service par rail.  

Les premiers ministres des provinces et territoires doivent tenir une conférence téléphonique sur la situation en fin d'après-midi.  

Leadership critiqué

Alors qu’à Québec on demande à Ottawa d’intervenir pour forcer la levée du blocus, le gouvernement Trudeau continue de vanter son plan de match pour une négociation pacifique.

Le premier ministre Justin Trudeau a lui-même qualifié les blocus d’illégaux, en plus de dire que les conséquences sont inacceptables, mais il n’est pas question de parler d’ultimatum à ce stade-ci.

«Je ne commenterais pas sur ce que le premier ministre Legault a dit, je vous dis simplement que l’approche que nous préconisons en ce moment c’est le dialogue parce qu’on veut résoudre le problème le plus rapidement possible», a indiqué le ministre des Transports Marc Garneau. 

Seul hic, les chefs héréditaires de Wet’suwet’en ont refusé à maintes reprises les invitations de Justin Trudeau pour dialoguer.

Selon le premier ministre Trudeau, ils sont indisponibles en ce moment.

«Malheureusement, ils ne sont pas disponibles pour cette rencontre à l’instant. C’est pourquoi nous travaillons pour avoir cette rencontre et nous allons continuer de travailler pour résoudre cette situation de façon paisible», a-t-il dit en chambre mercredi.

Un commentaire qui a suscité l’ire des oppositions, notamment d’Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois.

«Il admet que c’est illégal et après on lui dit : ‘’ok, mais tu es le premier ministre, nous autres on ne l’est pas. Peux-tu leur parler, quelque chose’’ et il dit : ‘'mais ça ne leur tente pas de me parler’’. Est-ce qu’on a un problème de leadership», a martelé M. Blanchet.

Entre temps, la ministre des Affaires autochtones Carolyn Bennett a envoyé une énième lettre aux chefs héréditaires dans laquelle elle dit être disponible pour une rencontre en Colombie-Britannique, jeudi.

Avec la collaboration de Vincent Larin

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