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Décès dans une avalanche : «Le risque était jugé considérable»

TVA Nouvelles

Un homme de 32 ans qui s’adonnait à du ski hors-piste avec trois compagnons a perdu la vie après avoir été emporté par une avalanche, dans une pente nord des Chic-Chocs, mercredi midi.   

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Le secteur des Mines Madeleine, qui fait partie de la chaîne de montagnes, serait bien connu des skieurs de la région. 

Bien que deux des quatre skieurs soient restés pris dans la neige, seul l’un d’entre eux a succombé à ses blessures.  

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est toutefois pas le manque d’oxygène qui cause le décès en temps que tel, comme l’explique Dominic Boucher, directeur général d’Avalanche Québec, en entrevue à LCN. 

«Lorsqu’on se fait ensevelir sous une avalanche, on respire le même air que celui qu’on expire. Le taux de Co2 augmente dans l’espace d’air et on s’intoxique avec notre propre Co2» explique-t-il. 

Ce dernier mentionne également que le taux de survie après l’ensevelissement par avalanche avoisine les 90% si une personne est secourue dans les cinq minutes qui suivent l’avalanche. 

Par contre, si cette personne demeure ensevelie plus de 15 minutes, le taux de survie «descend brutalement».   

Un risque d’avalanche jugé «considérable» 

Les spécialistes d’Avalanche Québec, situé à Sainte-Anne-des-Monts, mettent à jour quotidiennement un bulletin qui établit le risque d’avalanche. 

L’échelle de risque s’échelonne sur 5 niveaux; «5» représentant un «danger extrême».  

Le jour du drame, ce niveau de risque était situé à 3 sur 5, représentant un «risque considérable».  

«On s’attendait à ce que des avalanches naturelles soient possibles et que des déclenchements par des skieurs ou planchistes soient probables» explique Dominic Boucher. 

Ce fort risque est dû à la quantité de neige reçue dans la nuit de mardi à mercredi, soit 15 centimètres de neige en vallée et près de 25 à 30 centimètres en montagne.   

«Toute cette neige a été déplacée par des vents soutenus et forts et ont ainsi transporté les accumulations dans le haut des pentes de ski» mentionne le spécialiste. 

Comme le rappelle Dominic Boucher, il est indispensable que les skieurs et planchistes qui s’adonnent à le hors-piste soient munis d’un détecteur de victime d’avalanche (DVA), un émetteur-récepteur qui émet une alarme si une personne est ensevelie.  

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