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Pas question de surprendre les manifestants à coups de bélier

TVA Nouvelles

Jour 15 du blocus ferroviaire et voilà que depuis hier, la voie ferrée est entravée à Saint-Lambert en Montérégie par des manifestants qui disent appuyer les revendications des Wet'suwet'en de la Colombie-Britannique. La situation est délicate et explosive. Comment intervenir sans heurts? Un policier à la retraite explique.   

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«C’est la police du CN qui est responsable des rails, mais elle n’est pas équipée pour intervenir. Nonobstant les différentes juridictions, le problème est politique, politique et politique. Voilà les trois mots que l’on répète», fait savoir notre expert en affaires policières Jean-François Brochu.   

Justin Trudeau est critiqué de toutes parts par les premiers ministres des provinces qui réclament une téléconférence d'urgence pour tenter de dénouer la crise qui s’envenime et qui menace l’économie du pays ainsi que des milliers d’emplois.   

Des politiciens et 53% des Canadiens, selon un sondage, veulent une intervention policière pour dégager les rails et que le transport des marchandises par le CN et des passagers de VIA Rail puisse revenir à la normale.   

«Si une intervention devait avoir lieu, il ne faut pas penser que ça prendrait 15 jours à préparer. Déjà la SQ et d’autres organisations sont prêtes, le renseignement et les policiers, même si on ne les voit pas. Il y a des plans dans les cartons depuis le début de la crise», soutient Jean-François Brochu.    

Si les forces de l’ordre devaient être déployées sur le terrain, l’ancien policier de la Sûreté du Québec explique que c’est le Module de rétablissement de l’ordre qui planifierait au quart de tour l’intervention.   

Le tout se ferait de façon progressive, pas question d’intervenir auprès des manifestants de façon musclée. Il y a des règles à suivre insiste Jean-François Brochu.   

«Il n’est nullement question de surprendre les gens à coups de bélier. Le but ultime est d’éviter toute violence», fait savoir le policier d’expérience.