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«Révolution en tournée»: la danse à son meilleur

Samuel Pradier | Agence QMI

Tout ce que vous avez aimé de l’émission «Révolution» se retrouve dans le spectacle, dont la première avait lieu jeudi soir au Théâtre St-Denis, à Montréal. La magie de la danse opère encore et toujours. 

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Après un premier numéro de groupe enlevant, le spectacle s’article d’abord comme un grand zapping. Une scène circulaire, ceinturée de lumières, occupe l’espace scénique, avec une passerelle de chaque côté qui permet l’entrée des danseurs. Tout est fait pour que les spectateurs retrouvent des éléments familiers de l’émission à succès de TVA. 

Les numéros s’enchaînent à vive allure, comme si on changeait régulièrement de style de danse avec une télécommande. On retrouve plusieurs moments marquants des deux saisons de «Révolution», que ce soit le numéro de Samuel Cyr avec sa tasse à café ou celui de Team White avec les masques. 

Parfois, le moment révolution est présenté sur l’écran en fond de scène, mais pas toujours. D’ailleurs, si cette fameuse image instantanée est primordiale à la télé, elle devient complètement secondaire, voire anecdotique, sur scène. 

Janie et Marcio viennent faire leur numéro d’audition, suivi d’Adriano et Samantha qui réchauffent l’atmosphère avec leur salsa endiablée. Ils sont d’ailleurs les premiers à faire lever la foule, d’autant plus que Jean-Marc Généreux vient esquisser quelques pas avec eux. 

Le maître et chorégraphe en profite ensuite pour expliquer son parcours depuis son premier coup de foudre avec sa femme, France Mousseau, qui l’a amené à la danse, jusqu’à son arrivée dans «Révolution», qui lui a même permis de créer un numéro pour sa fille sur la chanson de Patrick Watson «The Great Escape». 

Simulation 

Plus tard, Jean-Marc Généreux prend place dans son fauteuil gris, alors que défilent devant lui des duos de danseurs. Yohé et Alex font un numéro tout en poésie. Janie et Marcio reprennent leur chorégraphie sans musique et sans paroles. Un moment magnifique. Devant la prestation d’Adriano et Samantha, le maître a même changé son célèbre slogan pour «Ohlala, Samantha!» 

La maîtrise du corps, la précision du geste, la fluidité des enchaînements sont extraordinaires chez tous les danseurs. Le talent et le charisme de Yoherlandy sont flagrants. Il irradie à chacune de ses présences sur scène, tout comme Samuel Cyr qui amène un vent de fraîcheur et de jovialité. 

Poésie par le geste 

Voir les numéros en direct devant nos yeux permet de sentir davantage le travail des danseurs, de mesurer leurs efforts, d’apprécier leur précision et parfois leur audace. On perd peut-être un peu en émotion, notamment en raison de l’absence de gros plans sur les visages ou les mouvements. 

Néanmoins, l’émotion reste toujours très forte quand Alex Francoeur et Yohe refont la chorégraphie autour de la table, qui illustre un «coming out». Le père d’Alex est même venu saluer avec son fils. 

Parmi les numéros originaux, on retient également la magnifique performance de huit danseurs masculins sur la chanson «Papaoutai» de Stromae, qui allie à la fois la force, l’énergie, mais aussi la sensibilité, le questionnement et même le doute. 

La finale avec le «succès» de Yohe et Rahmane sur «Believer» conclut une soirée réjouissante durant laquelle on vibre au même rythme que les danseurs. 

Le spectacle «Révolution» est en tournée à travers la province jusqu’au 23 avril. 

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