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Conduite avec facultés affaiblies: la prison pour une ancienne policière du SPVQ

Kathleen Frenette | Journal de Québec

C’est le visage ravagé par les larmes qu’une ancienne policière à l’emploi du service de police de la ville de Québec a pris le chemin de la détention, vendredi, après qu’elle eut plaidé coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies.   

Ce n’est pas la première fois que Manon Jalbert se retrouve devant un juge pour faire face à une telle accusation.    

En 2017, la femme de 47 ans s’était retrouvée devant le Tribunal et elle avait écopé d’une amende de 1 000$. Toujours à l’emploi du SPVQ, elle avait suivi une thérapie à la Villa Ignatia puis bénéficié d’un suivi à l’externe.    

Une rechute est toutefois venue entacher son parcours le 3 juin 2018.   

« Madame s’est fait intercepter par les policiers de Wendake qui avaient remarqué qu’elle avait une conduite erratique», a brièvement fait savoir le poursuivant, Me Maxime Dion, en ajoutant que les agents avaient aussi constaté les «symptômes spécifiques» reliés à la consommation d’alcool.   

De façon commune, le poursuivant et l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette ont suggéré à la juge Hélène Bouillon d’imposer une peine de détention continue de 30 jours assortie d’une période de probation de douze mois.   

« Ma cliente n’était pas censée conduire et la conséquence, aujourd’hui, c’est qu’elle a été congédiée et elle en tire une leçon difficile», a précisé l’avocat de la défense avant que la présidente du Tribunal n’entérine la suggestion.