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«J’espère que Julien ne mourra pas...»

TVA Nouvelles

L’état de Julien Bergeron, un Québécois atteint du coronavirus et hospitalisé au Japon, ne s’améliore pas.  

Comme 43 Canadiens et 634 passagers en croisière, il a été infecté par le virulent virus et n’a pu rentrer au pays. Le navire est devenu le foyer principal d’infection à l’extérieur de la Chine.   

Depuis son évacuation du Diamond Princess en compagnie de sa conjointe, Manon Trudel, il a été transféré dans un premier établissement.   

  

  

C’est à ce moment que les deux Québécois ont été séparés : Mme Trudel, qui n’est pas atteinte du COVID-19, a été placée dans une chambre au 4e étage tandis que M. Bergeron a été dirigé au 5e.  

Depuis, les nouvelles ne sont pas de bon augure. «La dernière fois qu’on s’est vus, Julien m’a dit "Je me sens dans un sable mouvant. On dirait que plus on se débat pour vivre, plus on s’enfonce"», a écrit Mme Trudel à sa sœur, Flavie Trudel.   

La communication entre les deux conjoints a été coupée, puisqu’ils ont égaré leurs bagages, où se trouvaient leurs cellulaires. Manon Trudel a appris que son partenaire a maintenant une pneumonie et qu’il a changé d’hôpital, mais n’a pas plus d’information.  

  

Angoisse et inquiétude  

L’épreuve qu’ils traversent est dure pour toute la famille. Sa sœur, Flavie Trudel, est très inquiète. «J’espère que Julien ne mourra pas. J’espère que M. Ménard ne mourra pas», dit-elle, angoissée.   

Mme Trudel est en contact avec la famille Ménard, dont deux membres sont atteints par le coronavirus. «J’ai vu Chantal Ménard hier soir. Ils sont dévastés. M. Ménard ne va pas bien», ajoute-t-elle.   

Elle regrette que le gouvernement canadien n’ait pas réagi dès le début de l’épidémie. «Le 3 février, le Canada aurait tout de suite dû rapatrier les gens», insiste la sœur de Mme Trudel.