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Les manifestants lèvent la barricade à Saint-Lambert

TVA Nouvelles

Certains des manifestants qui ont occupé les rails de chemin de fer à Saint-Lambert au cours des derniers jours ont commencé à plier bagages. Tout au long de la soirée, des protestataires ont été aperçus en train de ranger des effets personnels avant de quitter les lieux.   

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Peu avant 22h, il restait encore une vingtaine de manifestants. Bon nombre de tentes ont été démentelées au cours de la soirée.    

Les policiers ont prévilégié le dialogue pour entrer en contact avec les manifestants, alors qu'aucun affrontement entre les policiers et les protestataires n'est survenu.

Après avoir quitté les lieux sur le coup de 22h, le dernier groupe de manifestants sont allés rejoindre un autre groupe qui avait déjà évacué les lieux.

Un porte-parole s'est alors livré aux médias pour faire connaitre leurs intentions.

«Peu importe si la violence coloniale déloge avec violence et mépris cette barricade, d'autres surgiront. Tant que Trudeau refusera d'écouter les chefs traditionnels, tant que la GRC occupera les territoires Wet'suwet'en, tant que ce pathétique projet de pipeline ne sera pas annulé, l'état colonial canadien sera complètement paralysé» a menacé un manifestant, vêtu d'une cagoule et de lunettes de soleil.

Un peu avant 19 h, jeudi, un huissier flanqué d’une dizaine de policiers du Canadien National et du Service de police de l’agglomération de Longueuil a remis en main propre aux manifestants une copie papier du jugement rendu, les forçant de cesser leur occupation des rails.   

Le campement de Saint-Lambert n’est pas situé en territoire autochtone, contrairement à d’autres barrages érigés un peu partout au pays depuis deux semaines afin de soutenir la même cause.        

«C’est un territoire québécois», a rappelé jeudi le premier ministre François Legault, disant s’attendre à ce que les forces policières démantèlent le blocus.

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