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Des passagers ayant quitté le Diamond Princess ont échappé aux contrôles

Agence France-Presse

Le Japon a reconnu samedi que 23 passagers du Diamond Princess avaient pu quitter ce navire de croisière mis en quarantaine sans passer tous les examens médicaux requis pour déceler le nouveau coronavirus.

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«Nous regrettons profondément l'erreur opérationnelle de notre part qui a causé cette situation», a déclaré le ministre japonais de la Santé Katsunobu Kato lors d'une conférence de presse, affirmant que les passagers concernés seraient testés à nouveau pour le coronavirus.

Les autorités sanitaires japonaises ont autorisé cette semaine quelque 970 personnes à débarquer du navire après des tests apparemment négatifs au coronavirus.

Or parmi ces personnes lâchées dans la nature, deux Australiens et une Israélienne ont été déclarés porteurs du virus à leur retour dans leur pays.

Une centaine de passagers qui étaient en contact étroit avec des personnes infectées présentes sur le Diamond Princess ont commencé samedi à débarquer du paquebot, placé en quarantaine dans le port japonais de Yokohama, selon des médias locaux.

Passagers et membres d'équipage du bateau de croisière ont également été rapatriés dans leurs pays: 32 au Royaume-Uni, six en Roumanie et deux en Grèce.

Tous les passagers japonais ont désormais quitté le navire mais des passagers étrangers attendent toujours à bord l'arrivée d'avions affrétés par leurs pays d'origine pour les rapatrier.

Le Diamond Princess reste le plus important foyer de contagion hors de Chine. Sur 3711 personnes se trouvant initialement à bord, plus de 630 ont contracté le coronavirus.

Plus d'un millier de membres d'équipage du Diamond Princess devraient ensuite être placés en quarantaine pour 14 jours. Beaucoup d'entre eux n'étaient pas placés à l'isolement car ils devaient assurer la marche du navire et le service à bord.

Ils servaient notamment les repas aux passagers confinés dans leurs cabines, ce qui a suscité des critiques sur les risques de propager ainsi le virus à bord.

M. Kato s'est efforcé de justifier la procédure de quarantaine à bord choisie par le Japon, affirmant samedi à une télévision japonaise qu'il n'existait pas de structure médicale capable d'accueillir plus de 3000 personnes à la fois.

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