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Difficile de quantifier les impacts économiques du blocus ferroviaire

TVA Nouvelles

Les différents intervenants du milieu industriel et commercial québécois ne s’entendent pas sur l’impact réel de la crise ferroviaire sur les industries québécoises.  

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Le premier ministre du Québec, François Legault, parlait, hier, de centaines de millions de dollars en pertes chaque jour. 

Un chiffre que l’association Manufacturiers et exportateurs du Québec trouve conservateur.  

De son côté, la Fédération des chambres de commerce du Québec avance plutôt que ce chiffre pourrait être un peu trop élevé, sans pour autant nier que plusieurs entreprises sont en péril depuis le début du blocus.  

«Si on parle de pertes totales, ça me semble un peu beaucoup, par jour, parce qu’il y a plusieurs produits qui vont pouvoir être réutilisés quand même suite à la fin du blocus», affirme Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec.  

«Je ne sais pas exactement d’où M. Legault sort son chiffre, mais c’est certainement une bonne idée d’exprimer une certaine inquiétude du gouvernement en terme de pertes financières parce qu’elles sont réelles. Maintenant, est-ce que c’est 100 millions, difficile à dire; je me garde une réserve», poursuit-il.  

Il est encore trop tôt pour mesurer les impacts réels de la crise ferroviaire sur l’économie québécoise, avance M. Milliard.  

«Pour l’instant, c’est difficile de colliger toutes ces informations-là. On voit beaucoup d’entreprises sortir dans les médias, mais il faut se rappeler qu’il y en a beaucoup qui ne sortent pas aussi, souligne le PDG. Des grandes entreprises ou des plus petites qui sont vraiment à couteaux tirés avec leurs finances ou qui, pour des raisons de compétitivité, ne peuvent pas sortir.» 

N'empêche que la situation inquiète les producteurs agricoles qui craignent une pénurie de propane.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Mais pour l'industrie du camionnage, les affaires vont très bien puisqu'on se tourne vers elle pour pallier à la livraison des aliments, notamment.

Pierre Aubin, propriétaire de trois entreprises, mène des affaires d'or depuis deux semaines.

«Malheureusement pour tout ce qui est bloqué, je trouve ça déplorable. Mais heureusement, pour les compagnies de transport, on est dans un plat de bonbons présentement», dit-il.

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