/news/currentevents

Funérailles de l'ex-hockeyeur Brandon Christian en Beauce

TVA Nouvelles

Les funérailles de l'ex-hockeyeur Brandon Christian, qui a été abattu par des policiers au début de février, ont été célébrées samedi à Saint-Georges en Beauce.   

• À lire aussi: Une famille exige des réponses du BEI  

• À lire aussi: Intervention policière en Beauce: «lls l’ont abattu comme un chien»  

• À lire aussi: Un homme atteint mortellement par un policier à Saint-Georges, le BEI ouvre une enquête  

Le 2 février dernier, la femme de Brandon Christian, Sonia Drouin, a téléphoné à la Sûreté du Québec parce que l'homme de 47 ans était en crise.   

Les policiers dépêchés sur place ont tenté de le maîtriser avec une arme à impulsion électrique ainsi qu'avec du poivre de Cayenne, mais ça n’a pas fonctionné.  

Un agent a finalement ouvert le feu sur l’homme. Il a été transporté dans un centre hospitalier où son décès a été constaté.    

La famille continue de dénoncer l'intervention policière qui a entraîné la mort de Brandon Christian, qui était diagnostiqué comme schizophrène. 

«Ils n'ont pas voulu que je fasse partie du plan d'intervention, a dit Sonia Drouin, qui était mariée depuis 15 ans avec Brandon Christian. 

«Ce n'était pas une intervention comme d'habitude. D'habitude, ils viennent, ça va prendre six jours. Là ils sont débarqués et lui ont tiré huit balles dans le corps. Je n'appelle pas ça maîtriser quelqu'un, j'appelle ça abattre quelqu'un, puis ça ne restera pas comme ça. J'espère que ça va être le dernier qui a des problèmes de santé mentale qui va se faire abattre comme un chien», a poursuivi la veuve. 

«Il a tout le temps dit que sa crainte c'était ça. Il avait peur de se faire tirer à cause de sa grosseur», a affirmé Mickaël Fortin, un ami du défunt. 

Son beau-frère Jean-Pierre Drouin assure lui aussi que les policiers connaissaient les problèmes de santé du colosse. 

«Ce n’est pas la première fois qu’ils intervenaient, ça s’est toujours bien passé. Je ne comprends pas pourquoi cette fois ç’a viré comme ça. C’est illogique. Ce n’était pas quelqu’un d’agressif», a raconté Jean-Pierre Drouin, samedi, en marge des funérailles qui se déroulaient au Centre Évangélique Renaissance de Saint-Georges. 

Selon lui, les policiers auraient dû donner de l’espace à Brandon Christian, le laisser s’en aller et il serait éventuellement retourné chez lui. 

«On avait peur de le retrouver mort gelé dans un banc de neige, mais ç’a fini qu’ils l’ont abattu», a ajouté M. Drouin. 

Ce dernier affirme que lorsque sa sœur a contacté les policiers, c’était pour avoir de l’aide pour son conjoint originaire de Burlington, en Ontario. Elle n’avait donc pas peur de lui. 

«Il y a eu un manque de communication parce que ça n’a pas de bon sens ce qui s’est passé. Ils l’ont abattu de huit balles», a-t-il dit. 

La famille espère obtenir des réponses lorsque l’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) sera terminée. 

«Qu’est-ce qui s’est passé? Qu’est-ce qui s’est dit? On veut que les choses changent», a conclu le beau-frère du défunt.

Plusieurs anciens coéquipiers de l'homme fort ont tenu à dire au revoir à leur ami une dernière fois.

«Ça fait partie de ces gros bonhommes là dont on a de la misère à voir la douceur en arrière», de dire Joël Theriault, un ancien de la LNAH.

«Ce n'était pas de se faire tirer qu'il avait besoin. Il avait besoin de jaser, il avait besoin de quelqu'un pour lui donner de l'amour», croit Paul Shantz, un acien coéquipier du défunt. 

Vendredi soir, l'équipe locale de la Ligue nord-américaine de hockey a rendu un dernier hommage à Brandon Christian qui a voué 15 ans de sa vie à ce circuit. 

Dans la même catégorie