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La chasse et la pêche en mode 2.0

Étienne Paré | Agence QMI

Le Salon plein air, chasse et pêche de Montréal bat son plein jusqu’à dimanche au Palais des congrès. Pour les amateurs de ces loisirs, c'est l'occasion idéale de découvrir les nouveaux gadgets qui leur permettront de mieux traquer le gibier et d'attraper davantage de poissons. 

S'il y a un produit qui est tendance cette année chez les pêcheurs, c'est certainement le kayak gonflable. 

«L'an passé, nos ventes de kayaks de pêche, c'était 50 % de kayaks traditionnels, 50 % de kayaks gonflables. Cette année, on parle 65 % de kayaks gonflables pour 35 % de kayaks traditionnels», a indiqué Guillaume Verville, représentant du détaillant Aérosport, pour illustrer l'ampleur du phénomène. 

C'est que ce mode de navigation possède des avantages indéniables par rapport au kayak en carbone, à la chaloupe ou au bateau à moteur. 

D'abord, parce que lorsqu'il est dégonflé, il prend très peu d'espace, se compressant dans un sac à dos. Pas besoin donc d'un gros garage pour le ranger ni d'une grosse voiture pour le transporter, a vanté M. Verville. 

«Le kayak gonflable peut aussi flotter à quelques pouces de la surface, contrairement au kayak rigide qui prend plus de place en profondeur. On peut donc aller dans plus de plans d’eau», a-t-il ajouté, insistant pour dire que le kayak gonflable est très résistant et qu'il peut ainsi très bien supporter les rapides. 

Sonar ultra-précis 

Toujours dans la section pêche du salon, un autre produit est particulièrement apprécié des visiteurs cette année: le système Panoptix LiveScope de Garmin. Sur le marché depuis l'an passé, il permet de visualiser les bas-fonds marins avec une précision telle qu'on arrive à savoir si le poisson qu'on voit à l'écran est une truite, un brochet ou encore un doré. 

«La grosse différence avec les autres sonars, c’est qu’il n’y a pas de délais entre l’image et ce qui se passe dans l’eau. Ce qu’on voit, c’est du direct», a poursuivi Stéphanie Dubois, directrice générale adjointe du magasin Raytech de Laval. 

Chasser en vélo 

Pour les chasseurs maintenant, le vélo électrique de type «fatbike» est probablement la mode la plus inusitée. Populaire pour un usage urbain, ce moyen de transport peut aussi être très pratique en forêt, pour la chasse au petit gibier, assure l’entreprise de bicyclettes électriques Batteries Expert. 

«C’est beaucoup moins bruyant que le quatre roues, c’est léger et ça permet d’aller beaucoup plus loin», a insisté Chantal Rousseau, adjointe à la direction chez Batteries Expert. 

Bien sûr, il y a certaines précautions à prendre lorsqu’on roule en fatbike avec une arme à feu. Aussi, lorsqu’on chasse dans un endroit reculé, où il n’y a pas de source d’électricité, il faut penser amener une pile de rechange. Ce vélo électrique à pneus larges a une indépendance d’une dizaine d’heures et prend huit heures pour être rechargé. 

Reste que le fatbike électrique est une option intéressante pour les chasseurs, maintient Chantale Rousseau. 

«Il ne faut pas être particulièrement en forme. Sur nos fatbikes, il n’y a même pas de pédales. On en vend à des gens de tous les âges», a-t-elle souligné. 

Toutes ces nouvelles technologies ne sont cependant pas données. Alors qu’il est difficile de trouver un kayak gonflable pour moins de 500 $, le sonar numérique, lui, se vend à partir de 2000 $. Quant au fatbike électrique, les enchères débutent à 2550 $ chez Batteries Expert.