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«L’appel de la forêt»: un classique pour les plus jeunes

Isabelle Hontebeyrie

Avec cette adaptation aseptisée du roman de Jack London, les studios 20th Century courtisent efficacement les cinéphiles les plus jeunes. 

Tourné par Chris Sanders, le coréalisateur du premier «Dragons», «L’appel de la forêt» demeure en tous points fidèle à l’esprit – pas à la lettre – du roman de Jack London paru en 1903. Idéal comme sortie d’importance des studios 20th Century depuis leur rachat par Disney, le long métrage de 100 minutes est pétri de bons sentiments et d’émotions familiales, le tout dans les décors somptueux (et faux, car créés par ordinateur) du Yukon. 

Que de chemin parcouru depuis «Le livre de la jungle» sorti en 2016 et dont tous les animaux et les décors avaient été conçus par ordinateur! Car «L’appel de la forêt» utilise la même technologie pour rendre compagnons à quatre pattes et montagnes du Yukon. 

Buck coule des jours heureux chez son maître en Californie. Mais voilà, la ruée vers l’or bat son plein en Alaska et les chercheurs d’or ont besoin de chiens pour transporter leur matériel. Buck se fait donc enlever et maltraiter avant d’être vendu à Perrault (Omar Sy), un Canadien chargé de la distribution du courrier dans cette région inhospitalière. 

Avec l’arrêt du service suite à l’arrivée du télégraphe, Perrault vend Buck et les autres chiens de traîneau à Hal (Dan Stevens), un imbécile cruel. Sauvé par John Thornton (Harrison Ford), Buck développera une relation exceptionnelle avec le chercheur d’or avant de répondre au fameux appel de la forêt du titre. 

On le remarque immédiatement, le scénario de Michael Green («Logan», «Blade Runner 2049») est une version parfaitement aseptisée de l’ouvrage de Jack London. Point de violence, pas trop de références aux légendes amérindiennes et beaucoup de bons sentiments. Le mélange, s’il peut dérouter au départ, n’en est pas moins heureux. Car on retrouve des effluves de classiques tels que «Lassie» et de «Belle et Sébastien» dans ce long métrage destiné aux enfants les plus jeunes. 

Certains trouveront Buck trop informatisé – tous les animaux sont des créations par ordinateur –, mais le chien, pour peu qu’on adhère à la proposition cinématographique, s’avère particulièrement efficace à générer les émotions voulues. 

Film parfait pour les familles, «L’appel de la forêt» constitue également un excellent moyen d’initier les enfants au roman, lecture qu’on ne saurait trop recommander. 

Note: 4 sur 5