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Les Mohawks bravent l’ultimatum

Agence QMI

Les Mohawks de Tyendinaga ont bravé l’ultimatum posé par la police provinciale de l’Ontario (OPP) et redoutent une «action» pour la matinée, selon Global News.

Le Canadien National et la OPP avaient donné jusqu'à minuit, dimanche soir, aux manifestants pour lever leur barricade des voies ferrées près de Belleville, en Ontario. Ils sont donc restés.

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Les autorités avaient indiqué que si les protestataires ne partaient pas avant l'ultimatum donné, ils pourraient faire face à de possibles accusations, sans toutefois en préciser la teneur.

Dans un communiqué publié dans la nuit, les Mohawks ont indiqué que leurs barricades «n’obstruent pas physiquement les voies», qui se trouvent sur le territoire établi en 1793 par un traité. De ce fait, leur protestation n’entre pas en violation avec l’injonction formulée au début du mois. Ils ont aussi demandé à la «OPP de s’abstenir de l’usage de la force et permettre une résolution pacifique.»

Des sources mohawks de Global News ont indiqué redouter des mesures coercitives de la police lundi matin.

Aucun plan de levée du camp n’est prévu par les manifestants, qui se préparaient plutôt à affronter les policiers.

D’autres sources ont déclaré que des discussions sont toujours en cours au sein de la communauté sur la suite des choses.

Certains manifestants, fatigués par le mouvement, envisageaient dans la nuit d'accepter l’offre du CN et de la OPP de démanteler les barricades pour éviter les poursuites judiciaires, après des semaines sur les rails.

Dans le communiqué, les Mohawks ont réitéré que la levée du camp se fera au moment lorsque la Gendarmerie royale quittera le territoire des Wet’suwet’en.

Le blocage des rails dure depuis plus de deux semaines et a pour but de montrer la solidarité des manifestants à la nation autochtone Wet’suwet’en qui s’oppose au passage du gazoduc Coastal GasLink sur leur territoire.

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