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Procès de l'éditeur Michel Brûlé: le mouvement #MoiAussi l'aide à porter plainte

Kathleen Frenette | Journal de Québec

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

C’est dans la foulée du mouvement #MoiAussi, lorsqu’elle a pris conscience de la gravité des gestes qui auraient été posés à son endroit, que la présumée victime de l’éditeur Michel Brûlé a décidé de porter plainte.  

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Le procès de l’homme de 55 ans, accusé d’avoir commis une agression sexuelle à l’égard d’une femme de 43 ans, s’est ouvert lundi, devant un accusé très attentif.  

Pleine de projets d’écriture, la présumée victime a contacté Brûlé, en mars 2014, avec l’espoir de solliciter une rencontre d’affaires.  

Après avoir échangé quelques courriels, un rendez-vous a été fixé, d’abord à 10h30 le matin, puis il a été déplacé à 18h30 à ce qu’elle croyait être «le bureau de l’éditeur».  

Quand elle est arrivée, elle a dit avoir compris qu’elle se trouvait chez lui, puisque son entreprise se trouvait au sous-sol de sa demeure.  

Chemise déboutonnée  

«Il avait la chemise déboutonnée en partie et il était nu-pieds. Je suis entrée et j’ai dû patienter parce qu’il avait un problème à régler avec sa maison d’édition», a raconté la dame interrogée par la poursuivante, Me Valérie Lahaie.  

Après de longues minutes d’attente, l’homme lui aurait dit que «le problème» était enfin réglé et qu’il «avait faim».  

«Il a commencé à préparer des spaghettis et m’a servi un peu de vin. J’avais l’impression d’être sur une autre planète et je n’étais pas bien», a-t-elle mentionné en précisant qu’elle jugeait les propos de l’éditeur «décousus et incohérents».   

À la suite du repas, l’homme se serait rendu à la salle de bain pour se brosser les dents, «se raser la barbe et le crâne avec une lame, puis il lui aurait demandé si elle voulait «prendre une douche».  

«Je lui ai dit que j’étais là pour affaire, et après cela, il a commencé à m’embrasser dans le cou, à me toucher les fesses, les seins et le pubis. J’étais figée», a raconté la dame qui a finalement réussi à prendre la fuite et à contacter son conjoint de l’époque.  

Détails différents  

En défense, l’avocat de Brûlé, Me Laurent Morin, a tenté de soulever plusieurs contradictions dans le témoignage de la plaignante puisque cette dernière a fait une déclaration aux policiers, a témoigné lors de l’enquête préliminaire et dans le cadre d’une poursuite au civil.  

Quelques jours après la présumée agression, elle a également écrit à deux auteurs pour leur raconter son histoire, présentant certains faits «dont elle ne se souvient plus très bien» aujourd’hui.

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