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Une soixantaine de passagers d’avion recherchés par la Santé publique

Pierre-Paul Biron | Journal de Québec

Le passage à l’aéroport de Montréal d’une passagère infectée par le coronavirus COVID-19 est sous enquête par la Santé publique, les passagers l’ayant côtoyée étant actuellement recherchés par le gouvernement.    

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Le ministère de la Santé tente actuellement d’entrer en contact avec 61 personnes qui se trouvaient à proximité de la passagère originaire de Colombie-Britannique sur un vol Istanbul-Montréal le 14 février dernier. Du nombre, 32 sont Québécois.   

La dame, qui revenait de six semaines en Iran où un foyer du virus a depuis éclaté, a seulement transité par Montréal-Trudeau avant de repartir vers Vancouver.    

Analyse des contacts    

Horacio Arruda, directeur de la Santé publique, a confirmé lundi que les passagers «des trois rangées devant et des trois rangées derrière» la passagère infectée allaient être contactés par son organisation. La compagnie aérienne a fourni ces informations à Québec et des tests devraient être menés sur ces passagers afin d’écarter le risque de contamination.    

«En faisant l’enquête épidémiologique, on a retracé l’histoire de la dame, ses symptômes et les vols qu’elle a pris. Comme appliqué dans les protocoles habituels de santé publique, on a fait une analyse des contacts étroits», explique le Dr Arruda, précisant que les probabilités demeuraient «faibles».    

«On leur suggère malgré tout un isolement volontaire et on leur demande de passer des tests pour s’assurer qu’ils n’ont pas attrapé le Coronavirus.»    

Questionné sur les raisons qui expliquent pourquoi l’avion entier n’est pas évalué comme le proposait le microbiologiste Karl Weiss, le directeur de la Santé publique a insisté sur le mode de transmission du COVID-19 pour expliquer la décision.    

«C’est une maladie essentiellement transmise par gouttelettes, la patiente était peu symptomatique durant le voyage, des questions ont été posées sur sa mobilité à l’intérieur de l’avion, etc. Ça nous porte à croire que si on fait trois rangées devant et trois rangées derrière [...] c’est précautionneux et je pense que c’est adéquat. L’avenir nous le dira», souligne Horacio Arruda.    

Aucun cas confirmé    

La santé publique a malgré tout tenu à rappeler qu’aucun cas de COVID-19 n’avait été déclaré pour l’instant au Québec.    

Même si le virus s’étend actuellement à l’extérieur du foyer initial de la Chine, le Dr Arruda assure que les consignes ne changent toujours pas au Québec.    

«L’approche demeure la même. On est encore en phase de contenir la maladie, de l’empêcher de se propager au Québec avec des mesures aux frontières», précise le directeur de la Santé publique, qui tient encore une fois à rassurer la population.    

«C’est surs que les gens vont commencer à se poser des questions. [...] Mais en date d’aujourd’hui, pour les Québécois, on n’est pas à risque. Les gens qui vont avoir des symptômes respiratoires supérieurs, c’est à 99,9% autre chose que le Coronavirus parce que ça ne circule pas ici», insiste M. Arruda.