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Biden accumule les bourdes avant un vote clé

Agence France-Presse

Confondant les dirigeants chinois et se trompant sur la fonction qu'il brigue, le candidat à la Maison-Blanche Joe Biden enchaîne les gaffes, qui ravivent les doutes sur sa forme mentale, en pleine semaine clé pour ses chances de décrocher l'investiture démocrate. 

«Je m'appelle Joe Biden, je suis candidat démocrate au Sénat américain», a déclaré lundi l'ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, lors d'un discours de campagne en Caroline du Sud.  

Joe Biden a bien été sénateur pendant plus de 35 ans... mais entre 1973 et 2009. 

Le clip vidéo faisait le tour d'internet mardi, provoquant des moqueries. D'autant que cette bourde n'est pas arrivée seule. Lors du même discours, il a semblé appeler les électeurs à voter pour lui ou bien pour «l'autre Biden», mâchant le dernier mot.  

Lundi également, lors d'une autre prise de parole en Caroline du Sud, Joe Biden a vanté ses efforts en tant que bras droit de Barack Obama pour convaincre la Chine, alors présidée par Xi Jinping, de rejoindre l'accord de Paris sur le climat, approuvé fin 2015.     

Sauf qu'il a mentionné à la place Deng Xiaoping, décédé depuis plus de vingt ans et qui avait quitté le pouvoir en 1992. 

«C'est moi qui, après avoir rencontré Deng Xiaoping, a défendu l'idée que la Chine rejoindrait (l'accord) si on lui mettait la pression», a-t-il déclaré.  

Longtemps favori dans les sondages, mais désormais en nette baisse, à la deuxième place, Joe Biden joue gros samedi lors du quatrième vote des primaires démocrates en Caroline du Sud. 

Il espère remporter ce scrutin pour faire oublier ses deux premiers piteux résultats dans l'Iowa et le New Hampshire et se présenter en position renforcée au «Super Tuesday», mardi prochain, lorsque 14 États voteront, après une deuxième place plus encourageante dans le Nevada le week-end dernier. 

Joe Biden est donc très attendu pour le débat démocrate organisé mardi soir, lorsqu'il sera peut-être interpellé sur ces bourdes.  

Déjà, elles faisaient réagir des partisans de ses rivaux et du président républicain Donald Trump.  

Car si Joe Biden est connu de longue date pour ses gaffes, celles-ci inquiètent aujourd'hui plus chez un candidat qui approche des 80 ans et brigue la plus haute fonction politique aux États-Unis. 

«C'est tellement triste», a tweeté Shaun King, un défenseur des droits civiques et personnalité sur Twitter, qui soutient le favori pour l'investiture démocrate, Bernie Sanders, 78 ans.  

 

 

«J'aurais sincèrement aimé qu'il parte à la retraite et ne s'impose pas les difficultés d'une campagne» électorale, a-t-il ajouté.  

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