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Chute du Québec dans le classement sur l'industrie minière

Agence QMI

L'Association minière du Québec (AMQ) s’inquiète de la chute du Québec dans le classement annuel de l'Institut Fraser sur l'attractivité des régions minières à travers le monde.

La province est passée du 4e au 18e rang mondial, soit sa position la moins élevée depuis 2014. La présidente présidente-directrice générale de l'AMQ Josée Méthot soutient qu’il s’agit d’un «signal clair» envoyé à Québec pour améliorer le climat d’investissement dans son industrie.

«Bien que l'on sente une réelle volonté du gouvernement du Québec de diminuer les délais d'obtention de permis, de proposer une réglementation environnementale tenant compte des réalités du secteur minier et de diminuer les fardeaux financiers et administratifs, cela ne se répercute pas sur l'indice de confiance des investisseurs qui continuent de voir le Québec comme une juridiction où l'incertitude plane», a-t-elle affirmé par communiqué.

Même si elle reconnaît que «l'industrie minière se porte relativement bien au Québec», Josée Méthot soutient qu’il faut des mesures rapides, notamment sur les processus d’autorisation environnementale.

«Il ne faut toutefois pas attendre le prochain cycle baissier pour poser des gestes permettant d'améliorer l'attractivité de la province. Lorsqu'on sait qu'un gisement découvert aujourd'hui pourrait devenir une mine dans quinze ans, c'est maintenant qu'il faut agir», a-t-elle précisé.

Au pays, le Québec se trouve en troisième place derrière la Saskatchewan, qui est passée du 3e rang mondial au 11e, et l’Ontario (16e mondialement).

L’Australie-Occidentale, la Finlande et le Nevada occupent les trois premières positions dans le monde. Ce classement annuel de l’Institut Fraser mélange un index sur la richesse géologique d’une région avec celui sur la perception des gens de l’industrie concernant la réglementation minière dans les régions examinées.