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De nouvelles mises à pied à venir dans l'industrie forestière

Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles

De nouvelles mises à pied temporaires pourront être effectuées dans les prochains jours au sein de l'industrie forestière en raison des blocus ferroviaires. 

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C'est notamment le cas du côté d'Uniboard, à Sayabec, dans le Bas-Saint-Laurent, où une cinquantaine d'employés perdront temporairement leur emploi. 

Les perturbations sur les chemins de fer affectent l’usine de la vallée de la Matapédia. L’expédition de la production de l'entreprise qui fabrique des panneaux de particules est grandement affectée. 

Les produits s’accumulent dans les entrepôts internes et externes. Uniboard doit donc effectuer un arrêt temporaire sur l’une de ses lignes de production la semaine prochaine. 

«C’est notre plus petite ligne de production de panneaux brute. C’est un arrêt économique pour balancer nos inventaires», s'est désolé le président et chef de la direction d’Uniboard, James Hogg. 

Si les perturbations du transport ferroviaire se poursuivent, l’entreprise devra réévaluer la situation et n’écarte pas la possibilité de devoir effectuer d'autres arrêts de production en mars. 

D’autres mises à pied en Gaspésie? 

La Société du chemin de fer de la Gaspésie a dû mettre à pied, vendredi, 15 travailleurs en raison du blocus ferroviaire à Listuguj. Le transport est interrompu sur le rail gaspésien depuis maintenant deux semaines. 

Le président de cette société qui est gérée par les MRC de la région n’écarte pas d’autres mises à pied temporaire en raison des blocus. 

«On va le réévaluer à la fin de la semaine. C’est dur de planifier. C’est une crise qui n’était pas prévue, qui n’a pas la date de résolution non plus», a expliqué le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie et maire de New Richmond, Éric Dubé. 

Les producteurs forestiers commencent à s’inquiéter au Bas-Saint-Laurent. Comme le transport ferroviaire est perturbé, plusieurs entreprises se tournent vers le transport lourd. 

«Quand les activités vont reprendre, après la période de dégel, on va avoir des montagnes de bois à sortir. On n’aura pas beaucoup plus de camions qu’on en a là», a précisé le directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Charles Edmond Landry, qui somme le gouvernement fédéral de dénouer l’impasse. 

La députée bloquiste d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud, estime que le gouvernement doit rapidement mettre fin à cette crise sans violence. 

«Ça doit passer par le dialogue. On le voit chez nous, ce sont des pertes de milliers de dollars par jour. Ce sont des mises à pied temporaires d’employés. Ça ne peut plus durer», a expliqué Mme Michaud.

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