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Éoliennes : des propriétaires du Centre-du-Québec déboutés

Agence QMI

YVES CHARLEBOIS/AGENCE QMI

L'action collective déposée par des personnes qui demeurent près des 50 éoliennes implantées au Centre-du-Québec a été rejetée mardi par la Cour supérieure du Québec. 

L’action collective, entreprise en 2012 par les résidents Jean Rivard et Yvon Bourque, réclamait des dommages-intérêts estimant que les travaux liés au parc éolien de L’Érable avaient causé des désagréments temporaires et permanents: bruit, poussière, fermeture de route et détours, mais aussi perte de revenus et de valeur des résidences. 

«Les demandeurs n’ont pas satisfait leur fardeau de la preuve. Il ne faut pas seulement alléguer une diminution de la valeur [de la propriété] ou dire que des acheteurs potentiels ont refusé. Il faut en faire la démonstration en bonne et due forme comme le prévoient les règles de la preuve», a statué la juge Marie-France Vincent dans son jugement de 44 pages. 

Ce projet, autorisé par le gouvernement du Québec en 2011, prévoyait la construction de 50 éoliennes de 120 mètres de haut sur le territoire de la municipalité régionale de comté (MRC) de L'Érable. Le parc éolien est en service depuis 2013. 

En janvier 2019, le demandeur Yvon Bourque confiait au «Journal de Montréal» qu’il n’habitait plus sa résidence de Sainte-Sophie-d’Halifax en raison notamment du bruit provoqué par les 17 éoliennes qui entouraient sa maison. 

Son avocat, David Bourgoin, estimait les pertes à 10 à 15 millions $ ou plus. 

En vertu d’une entente avec le promoteur Enerfin, l’entreprise espagnole qui a implanté ce parc éolien à la suite d’un appel d’offres d’Hydro-Québec, plusieurs propriétaires, surtout de Sainte-Sophie et Saint-Ferdinand, reçoivent une compensation de 487 $ par an.