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Il faut prioriser la concurrence basée sur les infrastructures, dit Québecor

Agence QMI

STOCKQMI-QUEBECOR

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Pour avoir un marché concurrentiel de services sans fil mobiles, le CRTC doit continuer de miser sur un écosystème où des entreprises investissent dans les infrastructures, et non sur des compagnies qui revendent des services, a plaidé mardi la direction de Québecor Média et Vidéotron.

Le président et chef de la direction de Québecor s’inquiète de la volonté du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de forcer pour que des exploitants de réseaux mobiles virtuels (ERMV) aient un accès aux installations de géants des télécoms comme Bell, Rogers et Telus pour offrir leur marque.

«Le Conseil commettra une grave erreur en allant de l’avant, une erreur historique dont les conséquences seront des plus néfastes», a affirmé Pierre Karl Péladeau.

Il s’exprimait ainsi aux audiences du CRTC qui examine actuellement à Gatineau le cadre réglementaire pour les services sans fil mobiles au Canada.

Québecor Média et Vidéotron estiment qu’une règlementation pro-revendeurs va «favoriser artificiellement ceux qui n'investissent pas en infrastructures».

M. Péladeau a rappelé que l’arrivée de Vidéotron dans le marché québécois a entraîné une baisse de prix. Il a souligné que Vidéotron a investi plus de 2,5 milliards $ depuis 2008, et ce, aussi bien en fréquences de spectre mobile qu’en installations réseau, en plus de créer des milliers d’emplois de qualité.

«Le caractère massif de ces investissements est la preuve absolue de l’engagement sans faille de Vidéotron envers la concurrence fondée sur les installations», a précisé M. Péladeau.

«Pour nous, c’est l’évidence même: ce à quoi le Conseil songe à procéder n’est pas qu’un simple changement de cap, mais bien plutôt une véritable volte-face», a fait savoir Pierre Karl Péladeau.

Selon ce dernier, s’aventurer dans ce sens aura des répercussions sur les concurrents régionaux et pourrait mettre en péril la viabilité financière des opérations sans fil mobiles de Vidéotron.

«Le Conseil et le gouvernement fédéral devront par conséquent assumer la responsabilité du préjudice subi par Vidéotron advenant l’instauration de ladite réglementation et Vidéotron n’aura d’autre choix que de s’adresser aux tribunaux afin d’obtenir réparation», a-t-il dit.