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«Matricule 728» ne pourra pas faire appel de son verdict de culpabilité

Stéphane Alarie | Journal de Montréal

L’ex-policière Stéfanie Trudeau

Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier

L’ex-policière Stéfanie Trudeau

L’ancienne policière de Montréal Stéfanie Trudeau ne pourra pas faire appel de son verdict de culpabilité pour des voies de fait sur un citoyen en 2012.  

Celle qui était connue sous le surnom de « matricule 728 » contestait aussi sa sentence de 60 heures de travaux communautaires. Si on ne pouvait l’acquitter, elle demandait au moins de se voir accorder l’absolution pour éviter un casier judiciaire.   

La cour d’appel a toutefois rejeté ce matin toutes les prétentions de l’ex-policière aujourd’hui retraitée.   

À l’époque des faits, « matricule 728 » patrouillait avec son partenaire quand elle a voulu intercepter un citoyen pour une histoire de bière sur la voie publique.   

L’intervention avait dégénéré et Mme Trudeau avait été impliquée dans une altercation avec les personnes présentes, agrippant entre autres Serge Lavoie par l’encolure pour l’immobiliser. La scène, filmée, avait causé un tollé.   

D’autant plus qu’après l’intervention, elle avait contacté sa conjointe pour parler des personnes arrêtées en des termes peu élogieux, les qualifiant de «gratteux de guitare» et «d’osties de carrés rouges».   

Mme Trudeau, déjà connue sur les réseaux sociaux pour avoir poivré des étudiants sans raison apparente lors d’une manifestation, ignorait alors qu’un téléphone enregistrait la conversation.   

Dans son appel, l’avocat de l’ex-policière, Me Giuseppe Battista, avait plaidé qu'elle avait le droit d’intervenir et qu’elle avait utilisé une force raisonnable.    

«Quant à la brutalité des gestes de l’appelante à l’endroit de M. Lavoie, elle est indéniable. Qu’il y ait pire n’est pas un facteur atténuant », a plutôt estimé la cour d’appel, en rejetant la requête de Stéfanie Trudeau.   

- Avec la collaboration de Michael Nguyen

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