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Un navire de croisière interdit d'accoster dans les Caraïbes

Agence QMI

Un navire de croisière de l'entreprise MSC Cruises s'est fait interdire d'accoster en Jamaïque, puis à Grand Cayman, mardi, par crainte qu'un membre d'équipage soit atteint du coronavirus COVID-19.

Le «MSC Meraviglia», qui transporte quelque 4500 passagers et 1600 membres d'équipage, est arrivé au port d'Ocho Rios, en Jamaïque, vers 8 h 30.

«Lors d'une inspection par les autorités de la santé portuaire, il a été découvert qu'un membre d'équipage avait été placé en quarantaine à bord. Ce membre d'équipage avait de la toux, de la fièvre et des douleurs musculaires, en plus d'un historique de voyage d'intérêt par rapport au COVID-19», a expliqué le gouvernement jamaïcain dans un bref communiqué.

Une porte-parole de l'autorité régionale de la santé du nord-est de la Jamaïque, Angenice Whyte, a précisé au journal local «The Gleaner» que le membre d'équipage s'était rendu aux Philippines récemment.

Ne voulant courir aucun risque, les autorités sanitaires ont refusé à quiconque de débarquer du navire de croisière.

Le navire, qui est parti de Miami, en Floride, le 23 février, ne devait passer que quelques heures en Jamaïque. Il est reparti en fin de journée, en route vers l'île de Grand Cayman, aux îles Caïmans, où il aura droit au même accueil mercredi.

«Pas mesure de précaution, afin de garantir la santé et la sécurité des résidents des îles Caïman, le gouvernement a refusé d'autoriser au navire de croisière d'accoster à Grand Cayman comme prévu», a expliqué le ministre de la Santé du pays, Dwayne Seymour.

Ironiquement, MCS Cruises a expliqué avoir mis en place de nouvelles mesures, lundi, pour prévenir l'apparition du COVID-19 à bord d'un de ses navires. Ces mesures incluent notamment une interdiction de monter à bord pour les passagers présentant des symptômes analogues à ceux causés par le virus et le rejet de passagers ayant voyagé en Chine dans les deux dernières semaines.

Le cas du navire de croisière «Diamond Princess», amarré au Japon, a récemment démontré qu'une quarantaine en mer peut aisément dégénérer face au COVID-19. Le virus n'a pas eu de mal à se répandre à bord, infectant des centaines de personnes et provoquant quatre décès à ce jour.

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