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Une étudiante québécoise en échange en Italie décrit le vent de panique

Michaël Labranche | Agence QMI

Une étudiante québécoise en échange dans la ville de Bologne, en Italie, ressent un certain vent de panique depuis l’annonce de l’éclosion du coronavirus COVID-19 dans le pays.

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Même si elle n’est pas dans une région directement affectée, Camille Dufresne a affirmé que cette nouvelle ne laisse personne indifférent.

«On commence à voir de plus en plus des gens avec des masques. Il y en a même qui ont des gants. C’est surtout dans les transports en commun. Dans les trains, on en voit beaucoup», a-t-elle affirmé alors qu’elle était en entrevue avec Mario Dumont, à QUB radio, mardi.

C’est vraiment à l’épicerie que Camille a réalisé l’ampleur de la panique générale en voyant les tablettes vides.

«C’est vraiment ce qui a éveillé un sentiment de peur et d’angoisse chez nous. Quand on a vu ça, on s’est dit qu’on allait faire des provisions aussi. Jusqu’à tant qu’on voie ça, on n’avait même pas eu l’idée de faire de provisions comme ça», a-t-elle expliqué.

Si elle juge que les précautions sont bonnes, Camille Dufresne estime que les gens s’affolent peut-être un peu trop entre eux.

«Le maire de Bologne a dit que faire des provisions comme ça, ce n’était pas nécessaire, que la situation n’est pas alarmante pour l’instant. Les gouvernements aussi le disent», a-t-elle tenu à spécifier.

L’étudiante à la maîtrise en gestion de projet pourrait même voir sa session d’université annulée. Elle n’a pas de cours jusqu’à nouvel ordre par prévention.

«Ce qui nous stresse, c’est si on va être capable de terminer notre session ou on va devoir reprendre nos cours au Québec», a-t-elle déclaré.

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