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Le projet de GNL Québec affecté par la crise autochtone, selon Julien

Charles Lecavalier | Journal de Québec

La crise autochtone et les blocus ferroviaires qui secouent le pays risquent de décourager les investisseurs potentiels pour le projet d’exportation de gaz naturel liquéfié GNL Québec, selon le gouvernement Legault.

«Une situation comme ce que l’on vit actuellement, pour les projets de mines, de ressources naturelles, ça envoie des signaux aux investisseurs. Les impacts sont difficilement mesurables, mais les ils regardent ça de près», a affirmé le ministre de l’Énergie Jonatan Julien mercredi à l’entrée du conseil des ministres.  

M. Julien rappelle que le projet de GNL Québec, qui propose la construction d’un oléoduc de l’Ouest canadien jusqu’au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ainsi que l’érection d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay, nécessitera des capitaux privés de plusieurs milliards.  

Abandon de Teck Frontier  

Or les investisseurs aux poches profondes, de leurs bureaux de New York, Londres ou Tokyo, risquent d’être refroidis par ce qui se passe au Canada. «GNL Québec a besoin d’investissements majeurs pour faire atterrir ce projet. La situation qu’on vit actuellement, les conseils d’administration des firmes d’investissements doivent regarder ça attentivement», a dit M. Julien.

Même son de cloche pour le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon. «Ce sont des projets drôlement regardés. Les financiers hors Québec, hors Canada, regardent ça et se demandent ce qui va se passer», a-t-il dit. Il cite en exemple l’abandon du projet d’exploitation de sables bitumineux Teck Frontier, abandonné la semaine dernière.  

Les investisseurs, croit-il, vont attendre de voir comment les gouvernements «vont régler l’enjeu autochtone». «Les gens sont sur la ligne de touche. Ils veulent comprendre quel est l’impact dans l’est. Beaucoup de gens supportent GNL Québec, mais c’est sûr qu’il y a un impact», a-t-il dit.

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